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Les restaurateurs de la région réunis à Rouyn-Noranda

Une centaine de restaurateurs de la région réunis à l'Hôtel des Gouverneurs de Rouyn-Noranda pour le Salon Contacts de l'Association des restaurateurs du Québec (ARQ). L'objectif est de leur permettre de discuter de problématiques communes, mais aussi de tisser des liens.

Avec les informations d'Émilie Parent-Bouchard

Un marché en décroissance?

Le vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l'ARQ, François Meunier, prononçait également une conférence sur les défis et les enjeux reliés à l'exploitation d'un restaurant. Il explique d'ailleurs que le contexte actuel est difficile. « L'industrie, présentement, est dans un creux de vague. Oui, il y a des booms d'ouvertures et de fermetures, mais il faut tenir compte [du fait] qu'on est en décroissance », dit-il.

« En 2015, les restaurants avec service aux tables ont réduit leurs ventes de 2,7 % par rapport à la même période en 2014 où on était déjà en décroissance. Présentement, la capacité des consommateurs est réduite [parce] que la hausse du prix des aliments a augmenté les dépenses alimentaires [des ménages] », poursuit M. Meunier, avant d'ajouter qu'à ces enjeux s'ajoutent aussi des défis de recrutement et de rétention de la main-d'œuvre.

Se faire découvrir par les restaurateurs

L'objectif du salon est aussi de renforcer les liens entre les restaurateurs et les fournisseurs de la région. Plus d'une quinzaine de producteurs de l'Abitibi-Témiscamingue participaient donc au salon des exposants pour faire découvrir leurs produits.

Les restaurants sont un marché intéressant à développer pour le microbrasseur Le Trèfle Noir, qui réalise présentement moins de 20 % de ses ventes sur ce marché. « On commence à développer un peu plus à l'extérieur, Montréal, Québec, Gatineau, mais en région comme tel, on n'a pas un gros marché, illustre le copropriétaire de la microbrasserie le Trèfle Noir, Alexandre Groulx, avant d'ajouter que les restaurateurs qui vendent ses bières en fût se comptent sur les doigts d'une main. »

Pour la fromagerie La Vache à Maillotte, l'idée est aussi de faire découvrir ce qu'il est possible de faire avec les produits régionaux. « Je veux que les restaurateurs nous découvrent, fait valoir pour sa part la représentante de la Vache à Maillotte, Sylviane Gingras, une habituée du contact avec les consommateurs, notamment lors des marchés publics. On n'a pas juste le fromage à poutine à vendre. On a aussi des fromages fins que les clients aimeraient goûter dans leur restaurant. On a autant un fromage à mettre sur un steak, on a des fromages pour mettre sur les légumes... On a toutes sortes de bons fromages à leur faire découvrir. »

En 2014, l'Association des restaurateurs du Québec dénombrait 335 établissements en Abitibi-Témiscamingue, pour un total de plus de 2-mille 300 emplois et des ventes de 212 millions de dollars.

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