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Les syndicats se joignent aux CPE pour réclamer l'abandon des compressions dans le réseau

Les grandes centrales syndicales, la CSN et la FTQ, se joignent au Regroupement des Centres de la petite enfance (CPE) de l'Abitibi-Témiscamingue et à la Fédération des intervenantes en petite enfance pour réclamer l'abandon des compressions de 120 millions de dollars annoncées par le gouvernement.

Les porte-paroles régionaux de ces organisations ont tenu une conférence de presse ce matin à Rouyn-Noranda. La présidente du regroupement régional des centres de la petite enfance en Abitibi-Témiscamingue, Manon Barbe, croit que cette coalition est nécessaire pour avoir du poids face au gouvernement.

« Ce qu'on voit c'est que les gens nous interpellent pour se joindre au mouvement. On a des municipalités qui ont pris des résolutions, on a les syndicats qui voulaient être avec nous, il y a plein de fédérations, des chambres de commerce - parce que les gens voient l'importance. Et là, cette fois-ci je pense que les gens sont vraiment lucides et conscients des impacts que ces coupures [sic] pourraient avoir, donc je pense sincèrement que la population en général - même les gens d'entreprises privées - veut [sic] se joindre à nous. »

Le regroupement tiendra une grande manifestation devant le CPE Bonaventure à Rouyn-Noranda le 7 février. Des autobus partiront des quatre coins de la région pour se joindre au mouvement.

Défi lancé aux députés libéraux

Le regroupement met aussi au défi aux députés libéraux de la région, Luc Blanchette et Guy Bourgeois, de dénoncer les compressions et de demander à leur collègue Sébastien Proulx, nouveau ministre de la Famille, de réinvestir dans les CPE.

La présidente de l'Alliance des intervenantes en milieu familial de l'Abitibi-Témiscamingue, Nathalie Baril, a tenu à lancer un message aux députés de la région.

La présidente du Conseil régional de la FTQ Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec, Sonia Charette, souhaite aussi rappeler ses engagements au ministre Blanchette.

« On n'a pas eu d'actions concrètes et d'énoncé public [...] - parce qu'il le dit en privé à tous les CPE -, mais on ne l'a jamais entendu publiquement dire qu'il allait prendre notre cause. »

Réaction du ministre Blanchette

Le ministre responsable de l'Abitibi-Témiscamingue a réagi par écrit en fin d'après-midi. Luc Blanchette explique qu'il s'est engagé « à porter les problématiques auxquelles les CPE de son comté l'ont sensibilisées, dont certaines bien spécifiques à des réalités régionales, au ministre de la Famille ».

Il ajoute qu'il est de son devoir de député de les accompagner.

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