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Loi pour encadrer l'hébergement illégal : des bons et des mauvais côté en Abitibi-Témiscamingue

Le gouvernement du Québec veut combattre l'hébergement touristique illégal. La ministre du Tourisme, Dominique Vien, a déposé aujourd'hui un projet de loi pour encadrer les services d'hébergement touristique de type Airnbnb. Les particuliers qui font de l'hébergement touristique de type commercial devront payer une taxe et se soumettre à un système de classification. Le gouvernement Couillard va sanctionner ceux qui ne se conforment pas à ces dispositions. Pour l'industrie hôtelière, c'est une bonne nouvelle.

Avec les informations de Boualem Hadjouti

Une concurrence plus loyale?

Anita Ketelslegers de l'auberge La Faluche de Notre-Dame de Ville-Marie n'est pas dérangée par l'hébergement de type Airbnb. Elle le considère comme complémentaire à l'hébergement légal, mais elle est en faveur d'un meilleur encadrement. « Si ces gens-là, ils font ça à longueur d'année, qu'ils chargent le gros prix, c'est sûr que peut-être qu'il faudrait regarder à leur imposer une petite cotisation », croit-elle.

L'Association des hôteliers de l'Abitibi-Témiscamingue qui dénonce l'hébergement illégal depuis longtemps est satisfaite. Pour le vice-président, Jean-Pier Frigon, ce projet de loi répond aux attentes des hôteliers du Québec. « Ce projet de loi va permettre de faire deux choses : empêcher qu'il y ait une escalade dans la progression des hébergements illégaux au Québec et ensuite il va permettre aux hôteliers de concurrencer ces gens-là sur une base comparable », estime-t-il.

Le projet de loi, dans sa définition de touriste, inclut un travailleur qui se déplace pour un travail rémunéré.

Une nuisance pour les commerces de la ville?

La propriétaire de l'auberge Tem-Rose à Témiscaming, Marie-Rose Lévesque, croit que cela va nuire aux commerces de la ville. « J'en connais des gens qui vont rester à North Bay, puis ils prennent leurs repas là parce que c'est moins cher. Un travailleur qui va venir travailler ici, qui est obligé de payer 100 dollars pour s'héberger, il ne sera pas capable d'arriver », dit-elle.

Le ministère du Tourisme nous a toutefois précisé que la réglementation touche uniquement ceux qui hébergent sur une base régulière, dans un but commercial.

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