Les nouvelles technologies utilisées dans le secteur minier ont été au coeur d'une présentation du directeur de la stratégie innovation à la mine Éléonore de Goldcorp jeudi à Rouyn-Noranda.

Avec les informations de Jocelyn Corbeil

Luc St-Arnaud était l'invité de la Chambre de commerce et d'industrie de Rouyn-Noranda dans le cadre d'un diner-conférence auquel ont participé une soixantaine de gens d'affaires.

Le dirigeant parle d'une mine intelligente lorsqu'il est question du site Éléonore. Située à Eeyou Istchee Baie-James dans le Nord-du-Québec, elle emploie plus de 1 100 travailleurs dont plusieurs proviennent de l'Abitibi-Témiscamingue.

Et les exemples sont nombreux: des systèmes de puces électroniques qui permettent un suivi des véhicules et des employés sous terres, des camions parfois électriques équipés de systèmes anticollisions, ou encore des sondes pour l'analyse de la qualité de l'air.

« On a une intelligence assistée par une foule de technologies qui nous ont aidés à obtenir beaucoup plus d'information qu'une mine normale incluant les systèmes de communications qui viennent mettre en réseau toute une panoplie d'équipements et de technologies qui sont intégrées dans des salles de contrôle centralisées », explique le directeur de la stratégie innovation à la mine Éléonore de Goldcorp Luc St-Arnaud.

S'adapter aux changements

Le développement et l'utilisation des technologies dans le secteur minier demandent une période d'adaptation pour le personnel selon le dirigeant de l'entreprise. Il ajoute que les gestionnaires doivent être persévérants puisque la technologie, ça ne marche pas toujours du premier coup.

De son côté, le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Rouyn-Noranda, Jean-Claude Loranger, soutient que toute la communauté doit s'adapter à ces changements. « Ce qui ressort, c'est le virage 4.0 que les minières sont en train de faire. Ils expérimentent de nouvelles technologies, donc on va demander de plus en plus de main-d'œuvre spécialisée. Il faut être conscient de ça en région et il faut faire ce virage-là », précise Jean-Claude Loranger.

L'automatisation et la robotisation devraient permettre aux minières d'aller chercher le minerai encore plus profondément en diminuant les risques d'accident.

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