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Louis-Philippe Gingras lance un vidéoclip absurdement drôle réalisé par Jean-François Provençal des Appendices

Louis-Philippe Gingras a dévoilé sur le web un vidéoclip réalisé par Jean-François Provençal du groupe humoristique Les Appendices. L'humour absurde infusé de références aux années 90 de Provençal se marie en toute hilarité à l'univers de la pièce Tigre Géant du musicien rouynorandien. Une poutine à la friterie Linda de Rouyn-Noranda s'imposait afin d'en savoir plus sur cette œuvre comique, cosmique... post-pop-art?

Un vidéoclip déroutant

Dès la mise en ligne du vidéoclip, les réactions ont afflué sur les réseaux sociaux. Le Voir a titré son article « clip de l’année » et l’émission C’est juste de la TV l’a partagé en le qualifiant de « surréaliste ». La vidéo, publiée sur la page des Appendices vendredi matin, a déjà été vue plus de 14 000 fois.

En fumant une cigarette digestive après une poutine et une rondelle d’oignon, Louis-Philippe Gingras réfléchit à l’utilité de faire des vidéoclips en (presque) 2017. « Il ne faut pas s’attendre à ce que ça passe à la télé […] C’est vraiment pour de l’utilisation web. C’est pour rendre nos pages Facebook plus actives. […] C’est un outil de promotion, mais au-delà de ça, c’est un outil pour nous faire tripper et donner une autre vie à nos chansons, au niveau artistique. Cette chanson-là, je n'avais pas de visuel dessus très clair, autre que les images que j’avais quand je l’ai écrite, mais là, on l’amène ailleurs… ailleurs en tabarouette, aux confins de l’univers », s’étonne-t-il encore.

« Post-pop-art »?

Si l’idée est de faire circuler la chanson sur les réseaux sociaux, on peut affirmer sans se tromper que l’aspect inusité du vidéoclip attirera de nombreux clics. Derrière ce succès viral potentiel, il y a une démarche artistique authentique et unique. C’est la touche magique de Jean-François Provençal, alchimiste qui rend le laid beau. « C’est de l’absurde effectivement, c’est sûr que c’est de l’absurde, mais je trouve que c’est visuellement le fun. Il y a comme plein d’éléments. Oui, c’est déroutant, mais il y a une beauté dans le laid que je propose… je pense! », avance le réalisateur et humoriste.

Cette poésie, il la fait naître dans un collage de références populaires tirées directement de l’enfance et l’adolescence des représentants de la génération Y... du post-pop-art, quoi! « La nostalgie des années 90, de la laideur de la mode… Il y a aussi un côté très nostalgie au niveau informatique, il y a un côté 8-bits qu’on peut retrouver là-dedans. Dans le fond, c’est comme un peu comme un rêve, un rêve qui est plaisant à regarder. C’est comme ça que je le vois, affirme Jean-François Provençal. C’est mes références à moi, c’est mon univers. Quand je faisais le clip, j’y allais selon, vraiment, ce que j’imaginais au moment. Oui, il y avait un plan. Mais c’est beaucoup sur le coup de l’inspiration. »

À cause de Corps Gras

C’est donc dire que Louis-Philippe Gingras n’avait pas vu le clip avant de découvrir le montage final. Tout a été tourné devant un « green screen », sous la direction de Provençal en tant que chef d’orchestre psychédélique et avec la complicité de la comédienne Julianne Côté (Tu dors Nicole).

Si l’expérience a été aussi concluante, c’est peut-être parce qu’au cours des derniers mois, Louis-Philippe Gingras a créé des liens avec la bande des Appendices. Gingras a fait quelques apparitions sur scène avec Julien Corriveau, membre du groupe d’humoristes, sous le pseudonyme Corps Gras. Le duo donne dans le rock loufoque.

Chez Linda et chez Les Volubiles pour leur 100e

« Je suis ici pour déguster une bonne poutine de chez Patate Linda, mais aussi parce que ce soir, il y a le 100e spectacle des Volubiles. Je suis encore fièrement copropriétaire de la chaise du musicien avec Benoit Lavergne. Ce soir, les deux musiciens se rencontrent », explique Louis-Philippe en rallumant la cigarette qui s’est éteinte pendant qu’il s’emportait en discutant de son nouveau vidéoclip.

Les Volubiles, c’est cette bande d’improvisateurs qui offre des spectacles humoristiques à guichet fermé mensuellement à Rouyn-Noranda. Le guitariste prête ses talents aux Volubiles depuis 4 ans. « De un, je braille ma vie de rire chaque fois que je fais ça. C’est un exutoire, dit-il, mais aussi, c’est une job tough dans le sens où ne sait jamais exactement ce qu’on va jouer […] C’est un beau challenge au niveau musical. Dernièrement, ça me donne un contact plus régulier avec l’Abitibi. Ça me permet de voir mes amis, ma famille et de manger une bonne patate. »

D’ailleurs, qu’est-ce qu’il trouve de si bon dans la poutine de la friterie Linda? « Les patates sont croustillantes, le fromage pourrait être plus généreux, mais la sauce est bonne et l’ambiance est écoeurante! »

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