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Luc Blanchette juge inacceptable l'absence d'oncologues à l'hôpital de Ville-Marie

Le ministre responsable de la région juge inacceptable que les résidents du Témiscamingue ne puissent pas avoir accès à un oncologue à l'hôpital de Ville-Marie.

Interpelé hier au sujet de l'absence d'un oncologue jusqu'au mois de septembre, Luc Blanchette a mentionné que le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, avait été sensibilisé à la situation.

Luc Blanchette est également revenu sur la possibilité que les oncologues puissent suivre les patients atteints du cancer à distance par l'entremise de la télémédecine.

« Moi je me mets dans la peau des citoyennes et citoyens. Oui c'est vrai que c’est inquiétant et préoccupant. C'est même inacceptable à la limite. Mais essentiellement les gens du CISSS AT sont en mode solution. On verra ce qu'ils sortiront. On va laisser le problème du côté du monde de la santé, le cabinet de Gaëtan Barrette a été sensibilisé à ça », a-t-il dit.

Les précisions du CISSS AT

Par ailleurs, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS AT) a aussi tenu à clarifier la situation.

Le président-directeur général a rappelé qu'un seul des deux oncologues de la région se déplaçait sur l'ensemble du territoire.

Yves Desjardins explique qu'un troisième oncologue se joindra à eux cet automne et pourra aussi se déplacer dans la région.

Pendant l'été, les patients du Témiscamingue devront donc se déplacer pour une première rencontre avec l'oncologue.

Yves Desjardins mentionne que les médecins omnipraticiens ou les infirmières peuvent par la suite poser certains actes de suivi des traitements.

Selon lui, la télémédecine est cependant une stratégie qu'il ne faut pas rejeter du revers de la main.

« Si avec nos trois hémato-oncologues ou oncologues, on en perd un parce que ça devient difficile ou lourd, on va être encore plus dans le trouble. L'enjeu pour nous c'est de trouver l'équilibre qui fait du sens. Ce qui est le fun toutefois c'est que la télémédecine va rester par la suite. Parce que la première fois [le médecin] peut être sur place, par la suite il peut [intervenir] à distance » a dit Yves Desjardins.

Le PDG rappelle d'ailleurs que Ville-Marie est l'un des établissements de santé précurseurs de la télémédecine dans la province.

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