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Main-d'œuvre : l'industrie minière « prédatrice » selon le directeur de Westwood

Le directeur général de la mine Westwood d'IAMGOLD a invité les minières à appuyer les initiatives locales pour attirer de nouveaux travailleurs lors d'un dîner-conférence aujourd'hui à Val-d'Or.

Avec les informations de Thomas Deshaies

Martial Tremblay a reconnu que l'industrie minière était perçue comme ayant une attitude « prédatrice » sur le marché de l'emploi régional par les employeurs des autres secteurs économiques.

Martial Tremblay semble avoir dit tout haut, devant une salle remplie de membres de la Chambre de commerce de Val-d'Or, ce que plusieurs employeurs de la région pensent tout bas. « L'industrie minière, on est les plus gros employeurs, donc quand on a besoin de gens on les « vole » ou on va les chercher dans les autres industries, comme les papetières, les commerces au détail », a-t-il reconnu.

Supporter les démarches en cours

Selon le directeur de la mine Westwood, les minières doivent être conscientes de cette situation et agir en conséquence. « Si on enlève des membres de certaines entreprises, il va falloir aider les organismes municipaux qui font un effort d'attirer du monde, a-t-il martelé. On va devoir les supporter là-dedans, en allant avec eux. En démontrant l'intérêt de venir travailler en Abitibi. »

La directrice générale de la Chambre de commerce de Val-d'Or, Hélène Paradis, souligne que tout le monde est perdant lorsque les petites et moyennes entreprises se retrouvent en sous-effectif. « Ils (les minières) utilisent les services des gens de terrain. Donc, au bout de la ligne, ils ne s'aident pas, si nos petits fournisseurs ne sont plus capables de donner des services à la hauteur des attentes de nos entrepreneurs », a-t-elle affirmé.

Améliorer les conditions de travail

Westwood doit aussi travailler pour tenter d'éviter le départ de ses travailleurs vers d'autres entreprises. « Tous les jours, des gens vont travailler ailleurs. Nos gens en ressources humaines sont tout le temps en recrutement », a-t-il mentionné.

Plus de 60 % des travailleurs de la mine seraient âgés de moins de 44 ans. Selon le directeur, il faut que les employeurs s'ajustent à leurs besoins.

Martial Tremblay a plaidé lors de sa conférence pour une bonification des avantages sociaux, une amélioration de l'environnement de travail, une plus grande flexibilité dans les horaires et une meilleure valorisation de l'apport essentiel de la force ouvrière. Selon lui, c'est ce qui permettra d'améliorer la rétention de la main-d'œuvre en région.

Une rénovation des bureaux de travail à la mine fait d'ailleurs partie des projets de la direction, qui aurait récemment mis sur pied un programme de mieux-être concernant la santé financière.

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