Une centaine de personnes ont participé samedi à la journée de consultation au Théâtre Meglab de Malartic. Le but de l'événement était de recueillir des solutions pour améliorer la cohabitation entre la mine Canadian Malartic et la communauté.

Les participants à la consultation veulent qu'il y ait moins de bruit et de poussière, dans le but notamment de favoriser leur santé physique, mentale et aussi financière. La mine Canadian Malartic a fait appel à la firme « En mode solutions » pour recueillir un maximum de propositions de la part de la population.

Une vingtaine de solutions ont été mises de l'avant par les participants. Parmi les solutions proposées : un programme de subventions pour rénovations, un projet après-mine, la construction d'un nouveau chemin pour accéder à la mine et la gestion des stériles avec des convoyeurs plutôt que des camions.

Près de vingt personnes tenaient à travailler sur la rédaction d'un protocole de bon voisinage, dont Hélène Daigle du comité de citoyens du quartier sud. « Dans notre quartier, il y a beaucoup de gens qui sont malades. La poussière, et tout ça, on vit beaucoup de nuisances face à ça. Nous autres, c'est ça qu'on représente », a-t-elle témoigné. 

Cette solution inquiète la Ville de Malartic, car on craint que l'achat des résidences fasse partir un nombre considérable de citoyens, et ainsi diminuer ses sources de revenus. Le maire, Martin Ferron, propose donc un plan de rétention et d'augmentation de la population.

« C'est un défi important à Malartic de garder nos citoyens et d'augmenter nos citoyens. Ça a plusieurs impacts. Ça a un impact budgétaire, ça a un impact sur les services, ça a un impact sur l'assiette fiscale », explique-t-il. 

La Ville proposera alors un programme d'échange de maisons, qui serait plus avantageux que le simple rachat de résidences.

Aucune solution écartée 

Serge Blais, directeur général de la mine Canadian Malartic, refuse d'identifier des solutions qui ne seraient pas envisageables. 

« On n'est pas là pour juger. Les gens travaillent les solutions ensemble. Les gens d'eux-mêmes vont peut-être voir qu'une solution n'est pas possible ou qu'une autre qu'ils n'avaient pas pensé, ils vont pouvoir [l'adopter] », considère-t-il. 

À la suite de cette journée de consultation, des groupes de travail seront également mis en place dans les prochaines semaines. 

« D'autres actions vont suivre aussi », a affirmé Serge Blais. 

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un homme sauve un faucon d'une attaque de serpent





Rabais de la semaine