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Manifestation à La Sarre contre la « perte de services de santé et de services sociaux »

Une centaine de personnes ont manifesté mardi à La Sarre. Cette manifestation était organisée par la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) et plusieurs organismes communautaires qui oeuvrent en santé mentale y ont pris part. Ils ont dénoncé ce qu'ils qualifient de perte de services de santé et de services sociaux en Abitibi-Ouest. Les manifestants ont marché de l'aréna au Centre hospitalier de La Sarre où ils ont fait une chaîne humaine et une activité BBQ.

La présidente de la FIQ, Régine Laurent, était venue soutenir la mobilisation régionale. Elle a affirmé craindre le déplacement des lits en santé mentale en Abitibi-Ouest et affirme ne plus faire confiance au président-directeur général du Centre intégré de santé et de services sociaux, Jacques Boissonneault.

« Un, on a beaucoup de difficultés à avoir l'information vraie. Il faut faire des demandes répétées - demandes d'accès à l'information. Deuxièmement, nous, ce qu'on souhaite avoir, c'est vraiment, sur papier, noir sur blanc, ce qui va se passer. Ils nous avaient promis une consultation. On a été obligés, nous, comme organisation syndicale, d'engager une firme pour faire la consultation par respect pour les citoyens, par respect pour les familles. Alors on ne peut pas croire la parole du PDG », affirme Mme Laurent.

Jacques Boissonneault, président-directeur général du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue, a réagi à ces propos. Il assure que l'unité de santé mentale en Abitibi-Ouest va demeurer et qu'il n'y aura pas de déplacement de lits.

« Il n'y aura pas de déplacement de lit, le personnel qui est là va demeurer en place, l'équipe de psychiatrie est là pour rester, mais on va voir avec eux à voir quelle clientèle on peut accueillir en surplus, donc, plus de services en Abitibi-Ouest, de façon à répondre, mieux répondre, et le faire de façon optimale, dit-il. Donc, probablement que ça va faire que ce projet-là va produire un développement de nouveaux services disponibles et accessibles en Abitibi-Ouest et également à Amos. »

Jacques Boissonneault affirme que le maintien de lits a été clairement écrit dans les communiqués de presse envoyés aux médias et à la population. Il dit aussi se préparer à envoyer une lettre aux partenaires pour faire afin de faire un « état des lieux ».

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