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Manifestation en soutien aux policiers de Val-d’Or

Près de 150 personnes se sont réunies dans les rues de Val-d'Or pour témoigner de leur soutien envers les policiers du secteur qui auraient souffert suite aux allégations de violences et d'abus sur des femmes autochtones, révélées dans un reportage de l'émission Enquête l'an dernier.

Parmi les manifestants se trouvait une douzaine de policiers en civil accompagnés de leurs familles, mais aussi de simples citoyens venus réitérer leur confiance envers le travail des agents de police de Val-d'Or.

Dans la foulée du reportage d'Enquête, six policiers avaient été suspendus après avoir fait l'objet d'accusations de violences et d'agressions sexuelles sur des femmes autochtones de Val-d'Or. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales a annoncé en novembre dernier qu'il ne porterait finalement aucune accusation dans cette affaire, citant le manque de preuve.

La manifestation, qui incluait une marche symbolique en direction du poste de la MRC de la Vallée-de-l'Or, a été organisée par Bob Chevrier, un citoyen de la municipalité de Preissac en Abitibi. M. Chevrier a expliqué qu’il était parent avec un policier de Val-d’Or, mais que la marche avait été organisée pour donner de l’appui à l’ensemble des policiers.

Une situation difficile pour les policiers

En arrivant devant le poste de police, les manifestants se sont mis à applaudir spontanément. Parmi les citoyens de Val-d’Or, nombreux sont ceux qui ont l’impression que les policiers de la ville ont injustement été malmenés sur la place publique à la suite de la diffusion du reportage d’Enquête.

C'est notamment le cas de Carol-Ann Girard, conjointe d'un policier de Val-d'Or. « On n'est pas ici pour faire pitié ou pour jouer les victimes, mais d'un autre côté, ça n'a pas été facile pour nous, les proches, les familles et les policiers en tant que tels », dit-elle.

Mme Girard affirme que beaucoup de policiers ont été pointés du doigt, « que ce soient ceux qui ont été suspendus ou non ». « Automatiquement, les gens, pour la plupart, ont associé l'uniforme avec le mauvais côté. Ça n'a pas été évident, je dirais même qu'on était pas loin de l'intimidation parfois », raconte-t-elle.

Ce n'est pas facile. C'est un petit milieu : visages de policier, uniformes ou non, ils sont reconnus en ville.

Carol-Ann Girard, conjointe d'un policier de la ville de Val-d'Or

Ce sentiment est partagé par le maire de Val-d'Or, Pierre Corbeil, qui a tenu à rappeler que les policiers doivent parfois exercer leur travail dans un contexte difficile.

« Essentiellement je pense qu'on assiste ici à une démonstration de solidarité, d'appui et de merci ou reconnaissance, si je peux me permettre l'expression, à des gens qui sont appelés à intervenir dans des situations qui sont trop souvent délicates, mais aussi des fois difficiles, très difficiles », a-t-il expliqué.

La manifestation, qui a duré environ 1 h 30, s'est déroulée dans le calme. Aucun représentant des communautés autochtones n'était présent sur les lieux.

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