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Maxime Bellehumeur, de Ville-Marie à magicien de jeux vidéos chez Ubisoft Singapour

Depuis à peine 5 mois, Maxime Bellehumeur, de Ville-Marie, est installé sur l'île de Singapour, en Asie du Sud-Est. C'est un peu grâce à son frère si ce dernier gagne désormais sa vie à à l'étranger, à travailler sur les jeux vidéos les plus populaires dans le monde.

Une rencontre d’Angie Landry

Après une bonne journée de travail à la succursale singapourienne d’Ubisoft, une entreprise de création de jeux vidéo québécoise reconnue mondialement, le villemarien d’origine Maxime Bellehumeur prend le temps de me passer un appel sur Skype à 22h du soir, heure locale à Singapour.

« Toujours du temps pour l’Abitibi-Témiscamingue », souligne-t-il, bien humblement.

Après avoir travaillé près de 10 ans à Montréal comme ingénieur logiciel chez Behaviour Interactive, une autre boîte montréalaise de création de jeux vidéos qui tire son épingle du jeu, et Eidos Montréal, c’est par un banal message d’un recruteur d’Ubisoft Singapour que la vie du trentenaire a pris un tournant au mois de mars dernier.

Passion : jeux vidéos

Cette envie de créer des univers et des personnages virtuels n’était pas encore ancrée dans les objectifs de Maxime lors de son cheminement universitaire.

« J’avais commencé un cours en génie électromécanique à l’UQAT, mais j’ai complété mon baccalauréat à la Polytechnique, explique Maxime. J’ai d’abord continué mes cours en génie mécanique avant de changer au programme de génie logiciel », soutient-il.

C’est en discutant de l’emploi de son frère aîné, qui oeuvre alors dans le domaine de l’informatique au sein d’une entreprise de jeux vidéos, qu’il réalise vivement ce qu’il souhaite faire dans la vie.

Comme il n’existe pas encore beaucoup compagnies de jeux vidéos au Québec, ce dernier explique que le retour en Abitibi-Témiscamingue devient de moins en moins envisageable.

« Quand j’ai commencé à travailler c’était évident que je n’allais pas pouvoir venir travailler au Témiscamingue », soutient-il.

L’Abitibi-Témiscamingue, une force

Pour Maxime Bellehumeur, le fait de devoir quitter son Témiscamingue natal n’a jamais été un drame en soi. Au contraire, ce dernier estime que de devoir prendre tôt les rennes d’une vie adulte a été bénéfique tant pour le travail que pour sa vie en général.

« Il n’y a pas de cégep à Ville-Marie, donc déjà à 16 ou 17 ans, plusieurs témiscamiens quittent vers d’autres grands centres de la région pour les études, explique Maxime. C’est comme un départ de vie plus indépendant, assez rapide, mais quand je compare avec les gens de Montréal, souvent, qui restent chez leurs parents jusqu’à 23 ou 25 ans, nous, ça donne donne un coup de pied au derrière pour être plus indépendant. »

Cette indépendance ne l’empêche toutefois pas de garder un contact étroit et un lien avec sa famille et ses amis, même s’il se retrouve désormais à 12 heures de décalage horaire d’eux.

Depuis mars, Maxime et sa copine ont ainsi décidé de tenter l’aventure de vivre à l’étranger.

« Il n’y a pas beaucoup de québécois qui habitent la ville mais étant donné qu’Ubisoft est une compagnie québécoise à la base, il y a quand même quelques québécois ou canadiens à Singapour. Il y a beaucoup de français aussi, donc le travail est pas mal la seule place pour parler français ou québécois. J’y ai même connu une autre personne d’Abitibi, originaire d’Abitibi-Ouest! », soutient Maxime.

Garder la région avec soi

« J’aime encore beaucoup ma région, souligne Maxime. Même à Montréal, dans mon groupe d’amis principal, il y avait beaucoup de Témiscamiens », raconte Maxime, quand on lui demande ce que représente l'Abitibi-Témiscamingue pour lui.

Même si à Singapour, peu de gens qui connaissent les régions du Québec, Maxime prend le de faire valoir la région, mais notamment ses attraits et ses valeurs.

« Je parle aussi des différences entre l’Abitibi et le Témiscamingue. Même aux québécois qui ne savent pas les nuances importantes entre les deux secteurs! », soutient Maxime sur un ton plutôt moqueur.

Même à des milliers de kilomètres, le chauvinisme entre l’Abitibi et le Témiscamingue demeure bien ancré dans les veines des gens de la région.

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