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Métanor veut tripler la capacité de traitement de son usine près de Lebel-sur-Quévillon

Ressources Métanor veut tripler la capacité de l'usine de traitement du site Bachelor, situé à 95 kilomètres au nord-est de Lebel-Sur-Quévillon.

Un texte de Thomas Deshaies

L'équipe de la minière tenait lundi soir une première consultation publique à Lebel-Sur-Quévillon, avant de se rendre à Desmaraisville et Waswanipi. L'usine servira au traitement du minerai provenant du site Barry, déjà en exploitation, et de la zone Moroy du site Bachelor. 2400 tonnes par jour seraient ainsi traitées, pendant 10 ans.

Denis Lévesque, ancien maire de la municipalité, est l'un des deux citoyens à avoir assisté à la rencontre publique. Ce sont les possibles retombées économiques qui ont retenu son attention. « S'il y a de l'emploi, ça va augmenter la population. En augmentant la population, il va y avoir d'autres services qui vont se donner », a-t-il souligné.

Le président de Ressources Métanor, Pascal Hamelin, estime d'ailleurs que l'augmentation de la capacité de traitement de l'usine permettrait de créer des emplois. « À Barry, il y a six mois, on avait deux travailleurs, présentement on est à 43, a-t-il affirmé. Avec l'augmentation de la production, on peut s'attendre à avoir environ 140 travailleurs additionnels qui seraient sur le site Barry. »

Augmentation de la capacité d'entreposage du parc à résidus

La minière souhaite aussi augmenter de huit millions de tonnes la capacité d'entreposage du parc à résidus. Les précisions quant à la gestion des résidus seront présentées dans l'étude d'impact qui sera rendue publique lors d'une seconde ronde de consultation, en septembre prochain.

L'exploitation du site Barry a redémarré récemment, mais ne fera pas partie de l'étude d'impact, puisque l'entreprise possédait déjà les permis d'exploitation, a précisé M. Hamelin.

La construction d'une digue étanche, l'utilisation du cyanure, la proximité d'un lac et l'augmentation de la circulation sur une route forestière ont été présentées comme les principaux enjeux du projet.

Le président de Ressources Métanor, Pascal Hamelin, assure que le développement se fera de manière responsable. « Au niveau de l'acceptabilité, je ne vois pas d'embûche, a-t-il tranché. Sur les chemins, on ne passe pas avec des 50 tonnes devant une école. »

Les deux sites miniers exploités par Métanor sont situés dans des milieux isolés, a précisé le président de l'entreprise. Ce serait principalement les utilisateurs de la forêt, comme les chasseurs, qui pourraient être plus susceptibles d'être dérangés par les activités minières.

Partenaires

Le maire de Lebel-Sur-Quévillon, Alain Poirier, veut épauler la minière dans ses démarches. « Notre approche à Lebel-sur-Quévillon, c'est qu'on s'assoit avec les mines, on prend une entente avec eux autres et on travaille avec eux. C'est cela, surtout, qui est important », a-t-il déclaré.

Le président de Ressources Métanor espère obtenir les permis nécessaires à la réalisation du projet en janvier prochain.

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