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Milieux humides : Val-d'Or adresse ses doléances au gouvernement 

Une délégation de la Ville de Val-d'Or a rencontré des représentants du gouvernement du Québec pour les sensibiliser sur l'application des mesures de compensation des milieux humides et les procédures d'achat des terres de l'État.

Un texte de Thomas Deshaies

Après la sortie publique du commissaire industriel de Val-d'Or, Jean-Yves Poitras, c'est au tour de la Ville de Val-d'Or de faire pression sur le gouvernement pour qu'il ajuste ses directives concernant la protection des milieux humides.

Le maire de Val-d'Or, Pierre Corbeil, et le coordonnateur à la mise en valeur du territoire de la Ville ont rencontré des membres du gouvernement le 20 décembre dernier. Ils soutiennent que le montant des compensations demandé, depuis l'adoption de la Loi concernant la conservation des milieux humides et hydriques, en cas de construction dans un milieu humide, est beaucoup trop élevé et freine le développement de la ville.

Ils remettent aussi en question la directive du gouvernement de ne causer aucune perte de milieu humide sur le territoire québécois. « S'il y en a pour 4.3 % de la superficie de Laval, puis qu'il y en a 43,3 % de superficie ici, dans les basses terres de l'Abitibi, l'impact n'est pas le même, affirme Pierre Corbeil. Si on touche à 1 % de terre humide ici, cela n'a pas les mêmes conséquences, donc il faudrait ajuster les compensations en conséquence. »

S'adapter au contexte régionalLa Ville aimerait aussi que la définition des milieux humides soit moins contraignante. « À l'heure actuelle, aussitôt qu'il y a 30 centimètres de terre noire, c'est un milieu humide, déplore le maire. Il y a des endroits où il y a eu des interventions humaines, qui font en sorte que c'est devenu un milieu humide. »

Pierre Corbeil soutient également que la zone urbaine de Val-d'Or est entourée de terres qui appartiennent à l'État. Pour développer de nouveaux projets immobiliers, il faut donc en faire l'acquisition. « C'est complexe, dispendieux et les frais sont disproportionnés par rapport à la réalité, soutient-il. On a des contraintes dans toutes les directions. »

Un projet de règlement du gouvernement sera publié au plus tard le 16 juin 2018 et celui-ci pourrait prévoir des ajustements aux directives gouvernementales concernant la tarification et les modalités de compensation des milieux humides.

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