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Mineurs morts à la mine Bachelor : début du procès de Métanor

Le procès de Ressources Métanor a débuté ce matin au Palais de justice de Val-d'Or. L'entreprise minière est poursuivie pour négligence criminelle ayant causé la mort pour le décès de trois travailleurs à la mine Bachelor de Desmaraiville en octobre 2009. Domenico Bollini, Bruno Goulet et Marc Guay sont morts noyés après que la cage dans laquelle ils se trouvaient pour descendre au 12e niveau de la mine souterraine eut été immergée près du fond du puits.

Avec les informations de Sandra Ataman

En octobre 2009, la mine Bachelor à Desmaraiville n'était pas en production. C'était une mine de 12 niveaux souterrains en restauration.

L'avocat de la poursuite, Marc-André Roy veut démontrer que, puisque les employés effectuaient le dénoyage de la mine, la présence d'eau était un risque important.

Tout au long du procès, la poursuite souhaite prouver qu'il y avait, à cette période, des lacunes dans l'entretien de certains équipements, qu'il n'y avait pas de guides ou de directives précises et que régnait la confusion quant à savoir qui était responsable.

Le soir de l'accident, le système d'alarme qui avertit les mineurs lorsque le niveau de l'eau est trop élevé ne fonctionnait pas. Il avait été débranché manuellement. Les employés auraient dû en être informés, ajoute l'avocat de la poursuite.

En introduction, Me Marc-André Roy a indiqué au juge Gilles Ouellet que l'absence d'inspection a fait en sorte que 9000 mètres d'eau a pu s'accumuler dans le fond de la mine sans que personne s'en aperçoive.

Un témoin de la poursuite, qui travaillait à la mine en octobre 2009, a affirmé devant la cour qu'à l'occasion, l'entreprise a omis de faire des inspections parce que les travaux de restauration pressaient davantage.

La Commission des normes et de l'équité, de la santé et de la sécurité a blâmé l'entreprise dans un rapport déposé en 2010.

« La CNESST n'a pas vraiment d'attente par rapport à ça. Nous on a fait notre travail, qui a ce moment-là a rendu publiques des conclusions. Notre inspecteur qui était responsable du dossier à ce moment-là , c'est lui qui est assigné comme témoin expert dans la cause pour le procureur », affirme Yvon Grégoire, responsable des communications et des relations publiques à la CNESST en Abitibi-Témiscamingue.

Le procès devrait durer six semaines.

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