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Mise à jour économique Morneau : l'A-T pourra-t-elle bénéficier des sommes pour les infrastructures?

La récente mise à jour économique du gouvernement fédéral créé plusieurs réactions en Abitibi-Témiscamingue, particulièrement en ce qui concerne les investissements dans les infrastructures.

Avec les informations de Sandra Ataman

La députée néodémocrate d'Abitibi-Témiscamingue, Christine Moore, s'inquiète de l'annonce de la création d'une Banque de l'Infrastructure. La banque aura le mandat d'investir au moins 35 milliards de dollars dans les projets. De ce montant, 15 milliards viendront des coffres de l'État. « Ce qu'on est en train de faire, c'est qu'on prend 15 milliard qui étaient déjà prévu pour les infrastructures et on les met dans la fameuse Banque de l'infrastructure. Cette Banque de l'infrastructure, c'est simplement de l'argent, une carotte pour attirer des investisseurs privés, donc privatiser les infrastructures qu'on veut bâtir. Et nulle part, en campagne électorale, on parlait de privatisation et on est en train de rentrer là-dedans à vitesse grand V », fait-elle remarquer.

L'Union des municipalités du Québec (UMQ) croit pour sa part que la poursuite des investissements majeurs dans les infrastructures constitut une excellente nouvelle, étant donné l'importance des besoins municipaux. Les municipalités sont responsables de près de 60 % des infrastructures publiques ajoute l'UMQ, ce qui représente une charge financière imporante.

« On l'a vu au cours de l'été, il y a différents programmes qui ont été lancés entre autre le fonds pour l'eau potable et traitement des eaux usés. Les projets ont largement dépassés le budget prévu. Je pense que ça vient démontrer l'ampleur des besoins municipaux à ce chapitre là et on souhaite que la deuxième phase soit mise en place très très rapidement et qu'on soit en mesure de donner suite à l'ensemble de ces projets qui sont sur la table, qui sont de nature à améoliorer les infrastructures publiques donc la qualité de vie des ciotyens », soutient le premier vice-président de l'UMQ et maire de Drummondville, Alexandre Cusson.

De son côté, le maire de Val-d'Or, Pierre Corbeil, croit que tout investissement ajouté pour les infrastructures sont intéressantes pour les municipalités. Il ajoute qu'il est encore trop tôt pour savoir s'il y aura des retombées directs dans la région. « La question est la suivante : dans l'enjeu qui est l'ajout de budget additionnel en infrastructure, on identifie le transport, les infrastructures vertes et sociales. Donc, est-ce qu'il y aura des projets qui seront admissibles dans ces programmes-là ? [Ce sont] les annexes à ces annonces-là qui vont nous donner ces précisions-là », dit-il.

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