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Mise sur pied d'un comité chargé du suivi de la situation à l'hôpital de Témiscaming-Kipawa

Un comité de travail chargé du suivi de la situation à l'hôpital de Témiscaming-Kipawa vient d'être mis en place dans le sud du Témiscamingue, à la suite d'une interruption de services qui a forcé l'hôpital à fonctionner sans médecin dans ses urgences à la fin de l'année 2015. 

Le comité est composé d'une douzaine de membres des municipalités de Témiscaming, Kipawa, des Premières nations, de l'usine Tembec et de plusieurs autres membres de la communauté.

Recrutement de médecins

Le comité s'est réuni une première fois au début du mois de février pour voir comment améliorer l'accessibilité aux soins.

« Ça inclut le recrutement des médecins, nous avons deux médecins sur un [plan d'effectifs médicaux régional] PREM de six, c'est vraiment inacceptable comme situation. Nous nous sommes rendus disponibles s'il y a des choses que nous pouvons faire en tant que communauté pour recruter des médecins, explique la mairesse de Témiscaming », Nicole Rochon, soulignant que le recrutement constitue l'une des priorités du nouveau comité.

Corridor de services avec l'Ontario

« Aussi, on voudrait qu'il y ait des discussions pour rétablir les corridors de services avec l'hôpital de North Bay, poursuit-elle. C'est primordial qu'on puisse aller voir tous les spécialistes à North Bay au lieu d'être obligés de se rendre à Rouyn-Noranda, Amos, Val-d'Or ou La Sarre. »

Selon Nicole Rochon, le comité a déjà rencontré cette semaine le président directeur général du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) pour lui faire part des attentes de la communauté.

Maintien des services à Témiscaming-Kipawa

Le président du syndicat Unifor de l'usine Tembec, Roger Gauthier, veut trouver des solutions concrètes aux problèmes vécus au PavillonTémiscaming-Kipawa.

« Je m'attends à ce qu'on revienne avec les services qu'on avait avant, explique-t-il. Nous autres on va continuer à mettre de la pression, on va aller parler même avec M. Barrette [le ministre de la Santé], on va aller jusqu'à Québec s'il [le] faut. On veut vraiment garder nos services, on [ne] veut plus que ça arrive dans le futur qu'on tombe à deux médecins alors qu'on a droit d'en avoir six. On [ne veut plus perdre] nos services d'urgences et nos clients à l'hôpital qui sont transférés à Ville-Marie comme on l'a vécu entre le 24 décembre et le 5 janvier. »

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