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Mission accomplie pour la 3e édition de Ma Noranda

L'équipe de la pièce de théâtre déambulatoire Ma Noranda trace un bilan positif de cette troisième année de représentations qui a mobilisé près d'une centaine de bénévoles à l'occasion des six représentations qui se sont conclues vendredi soir dans les ruelles du quartier ouvrier de Rouyn-Noranda.

Un article d'Émilie Parent-Bouchard

Nouveauté cette année, le festin auquel nous avait habitués la production s'est transformé en véritable buffet musical dirigé de main de maître par le chef de l'Orchestre symphonique régional, qui en assurait la conception sonore. Jacques Marchand devait à ce titre encadrer tant un homme-orchestre qu'un choeur de chants de la Renaissance, une cantatrice d'opéra et des musiciens aux guitares plus brutes.

Des finissants en création numérique de l'UQAT présentaient aussi des projections au fil du parcours dans les ruelles du Vieux-Noranda. 

De l'espoir de retrouver Noranda en 2017

Le créateur Alexandre Castonguay, qui jouait son texte pour la première fois cette année, affirme avoir pu donner libre cours à ses intuitions créatrices cette année, insistant sur le fait qu'il retire de cette expérience une « leçon pour le futur, quand [il écrira] d'autres textes ». Il ajoute avoir eu des discussions magiques autour de la poésie avec la slameuse Marjolaine Beauchamp, qui lui donnait la réplique, également pour la première fois cette année.

Malgré le défi financier que représente un spectacle comme Ma Noranda, celui qui a le quartier de son enfance tatoué sur le coeur espère renouveler l'expérience l'an prochain. Afin d'y parvenir, il compte sur l'implication du milieu pour présenter ce spectacle de proximité. 

« On a des idées, on a des plans, on est malins, indique Castonguay. [Ce n'est] pas un refus qui nous arrête, on retourne à nos tables de travail et on repense notre chose. Si on avait tendance au découragement, on changerait de job, je pense », poursuit-il, avant d'indiquer que les créateurs sont nombreux à se partager la tarte des subventions gouvernementales. 

Mobilisation citoyenne au coeur du spectacle

Que ce soit pour préparer la nourriture, guider les spectateurs ou encore pousser la chansonnette, la troupe a su mobiliser près d'une centaine de bénévoles pour chacun des six soirs de représentation.

Parmi ceux qui ont mis la main à la pâte, il y a Marlyne D'Anjou. Celle qui entend répéter l'expérience l'an prochain raconte avoir foncé dans Alexandre Castonguay au Morasse Poutine, alors qu'elle lisait le journal. Tout de suite séduite par le concept, elle n'a pas hésité à sauter à pieds joints dans l'aventure.

« [Je n'avais] jamais fait de théâtre de ma vie et c'est aujourd'hui que je viens de comprendre que c'est un rêve qu'Alex [Castonguay] voulait réaliser depuis qu'il est tout petit, qu'il réalise [maintenant] ce rêve-là », dit la bénévole.

« C'est comme disproportionné. On a eu 600 ou 700 spectateurs et on a 100 bénévoles, ça donne un bénévole pour six spectateurs, s'étonne encore Alexandre Castonguay, qui ne revient pas de l'implication des gens du quartier. C'est drôle et il y a quelque chose de disproportionné dans Noranda, il y a des personnages larges, plus grands que nature, généreux », conclut-il. 

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