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Mobilisation en Abitibi-Ouest pour le maintien des services de santé

Depuis le 29 août, la rupture de services en anesthésie paralyse le fonctionnement de la salle d'opération.

Le 31 août dernier, les élus locaux ont adopté une résolution demandant au ministre de la Santé, Gaétan Barrette, d'intervenir directement dans ce dossier.

Le député François Gendron a salué cette initiative ce matin, une manière selon lui de faire valoir la pertinence de trouver une solution à ce problème rapidement pour le maintien de services de santé de qualité en Abitibi-Ouest.

« Je veux avoir un hôpital avec des services et si j'ai des urgences je veux les traiter chez nous. Et tout glissement qu'on accepte aujourd'hui aura comme conséquence qu'on va être plus petit et plus faible plus tard et dans ce sens-là, je vais être porteur de leur cause, promet le député. Mes attentes, c'est que le ministre, concrètement, fasse ce qu'il a fait et qu'il fait tout le temps : il est sur le téléphone, il appelle la Fédération et [dit] ça me prend un anesthésiste et vous avez trois jours. »

Mobilisation des élus

Le maire de La Sarre, Normand Houde, et le maire de Duparquet, Gilbert Rivard ont joint leur voix à celle de François Gendron ce matin.

Ils ont tous deux affirmé avoir l'impression de faire les frais de la réforme du ministre de la Santé.

« Le regroupement des hôpitaux, c'était dans le but de combler le vide où il y avait un manque, mais là ce n'est pas ça qui se fait, vous fermez, point », mentionne Normand Houde.

Pour Gilbert Rivard, « c'est un manque de la part du gouvernement de planification. Quand il n'y a pas d'anesthésiste, tu ne fais pas marcher la salle d'opération, ça coûte moins cher. On n'a pas de services, mais ça coûte moins cher. Mais c'est les gens d'Abitibi-Ouest qui paient pour. »

Inquiétudes autour de la réorganisation des soins en santé mentale

Par ailleurs, plusieurs groupes communautaires s'inquiètent du projet qui prévoit la transformation de huit lits en santé mentale en ressources intermédiaires.

« Les familles des personnes atteintes viennent nous voir et ont beaucoup d'inquiétudes à savoir ce qui va se passer. Encore là, nous, c'est difficile de répondre à leurs questions parce que c'est un peu flou », déplore Stéphanie Labbé-Beaudoin, intervenante à l'organisme La Bouée d'espoir.

La Maison du compagnon, qui accueille des personnes en situation d'itinérance, s'inquiète de devoir reconstruire des liens avec une autre équipe de soins en santé mentale alors que le pont était bien établi avec l'hôpital des Aurores-Boréales.

Le CISSS AT rassure

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue rappelle qu'aucun lit n'a été fermé et qu'une tournée d'information et d'échange commencera dès la semaine prochaine.

Son directeur général-adjoint, Sylvain Plouffe, consent que des fermetures devront être faites sur les 64 lits actuellement réservés à la santé mentale, mais que l'objectif est d'offrir les meilleurs soins à la population.

« On va trouver quelque chose et ensuite de ça, s'il y a des fermetures à faire, on va les faire. Est-ce que c'est à La Sarre? Est-ce que c'est un peu à Val-d'Or? Un peu à Rouyn? Ça, ça restera à déterminer », a-t-il expliqué.

Une vigie devant l'hôpital

Les citoyens joignent leur voix à la mobilisation ce soir.

Une vigie silencieuse est prévue à 20 h devant l'hôpital des Aurores-Boréales.

Le cabinet du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a pour sa part maintenu que l'organisation des services sur le territoire, incluant la distribution des ressources humaines, est sous la responsabilité du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue.

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