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Mort de Sandy Michel : la décision du DPCP soulève des souvenirs douloureux à Lac-Simon

Après l'examen du rapport d'enquête produit par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) conclut que les agents du Service de police Lac-Simon, en Abitibi, n'ont commis aucune infraction criminelle en lien avec la mort de Sandy Tarzan Michel, abattu en avril 2016.

Avec les informations de Catou MacKinnonEn collaboration avec Émélie Rivard-Boudreau

Depuis cet événement, les relations entre les membres de la communauté et les policiers ont été bouleversées.

La résidente de Lac-Simon, Nancy Papatie, se souvient que le travail des policiers avait été remis en cause lors du tragique événement.

Incompréhension« Le monde ici à Lac-Simon, explique Mme Papatie, quand ils ont entendu qu’il s’était fait tirer quatre balles, il se sont demandé "pourquoi il n’a pas tiré dans les jambes?". Ça aurait dû arrêter, ça aurait pu le calmer. Mais de le tirer dans le visage… ça a mis plus de colère. Les jeunes, quand ils voient les policiers maintenant, c’est une menace pour eux ».Nancy Papatie a constaté que les policiers locaux et ceux de la Sûreté du Québec ont entrepris beaucoup d'efforts pour se rapprocher de la communauté depuis ces événements.Elle espère cependant qu'une justice mieux adaptée aux Autochtones soit implantée à Lac-Simon.

« On avait demandé au Conseil de bande si on pouvait faire notre palais de justice, dans notre communauté, explique Nancy Papatie. Ça existe maintenant, chez les Cris. À la place d’envoyer les personnes en prison, nous autres, on voulait qu’ils aillent en forêt, le temps de réfléchir et qu’est-ce qu’ils doivent faire, maintenant. D’aller chercher de l’aide ».Plus de détails à venir.

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