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Motoneige : une semaine consacrée à la prévention et à la sécurité

Plus de 1200 patrouilleurs bénévoles sillonneront cette semaine les sentiers de motoneige pour rappeler les bonnes pratiques et pénaliser les contrevenants.

Un texte de Joane Bérubé avec la collaboration de Martin ToulgoatLa Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, qui recommande la plus grande vigilance sur les sentiers, mais aussi hors sentier, prend les grands moyens pour le faire savoir. Au cours de la Semaine internationale de la sécurité en motoneige, qui se déroule jusqu'au 28 janvier, la Fédération mettra l’accent sur certaines pratiques recommandées pour éviter les accidents comme de garder la droite et de respecter les limites de vitesse indiquées.

Patrouilleur bénévole au Club Odonak de Port-Cartier, Laurent Tremblay explique que les excès de vitesse favorisent entre autres la détérioration des sentiers. « Ça, nous autres, on ne veut pas ça dans nos sentiers », commente M. Tremblay.

Durant la semaine, différentes opérations de surveillance auront lieu sur les sentiers tant par les agents de la Sûreté du Québec que par les agents de la Fédération. Des agents des clubs de motoneiges locaux participeront aussi à ces opérations.

Danis Pelletier, administrateur de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec pour la Gaspésie, souligne que plusieurs accidents surviennent lors de passage sur les lacs ou sur les rivières. Les motoneigistes, observe-t-il, sont parfois téméraires et la glace peut facilement être un piège.

La Gaspésie, par exemple, compte plusieurs rivières ce qui nécessite beaucoup de travail tout au cours de l’hiver afin de rendre les ponts de glace sécuritaires.

Les motoneigistes doivent donc être vigilants et suivre les indications. Des accidents sont aussi fréquents lorsque les motoneigistes s’aventurent hors des sentiers, sur le réseau routier. Il survient alors, explique M. Pelletier, des collisions ou des pertes de contrôle.

Amateur de motoneige, Jean-Pierre Savage admet qu’il est facile de dépasser les limites de vitesse. « C’est bien facile de se faire mener par ces machines-là. Ce sont des machines puissantes. Tu as l’adrénaline. Tu embarques là-dedans et tu pèses un peu dessus. C’est parti, tu roules plus vite que prévu. Tu as deux motoneiges qui se rencontrent, ça passe serré. »

Le motoneigiste Danny Cotton de Rivière-du-Renard observe toutefois que les gens sont plus prudents qu’autrefois et que la situation s’améliore sur les sentiers.

En 2017, cinq des six accidents mortels qui ont touché des motoneigistes sont survenus à l'extérieur des sentiers balisés, note la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec.

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