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MRC et activité minière : accueil mitigé du guide proposé par le ministre Arcand

La décision du gouvernement de permettre aux MRC de délimiter elles-mêmes les territoires incompatibles avec le développement minier suscite plusieurs réactions.

Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, a publié mercredi un document d'orientation pour assurer une cohabitation harmonieuse entre l'activité minière et les utilisateurs du territoire. Ce document permettra, selon le ministre, de guider les MRC en la matière.

Pour sa part, le maire de Rouyn-Noranda, Mario Provencher, salue cette décision. Il affirme que c'était d'ailleurs une demande des MRC d'avoir un mot à dire dans le développement minier, mais il soutient que les problèmes de développement minier se posent surtout dans d'autres régions du Québec. Il cite en exemple la bonne collaboration établie entre la mine Laronde d’Agnico Eagle et les trois MRC sur lesquelles est elle située, soit la Vallée-de-l'Or, Rouyn-Noranda, et Abitibi.Travail rigoureux

Le préfet de la MRC de la Vallée-de-l'Or, Pierre Corbeil, rappelle que la décision aura peu de répercussions en région, puisqu'une partie du territoire est sous claim minier. Selon Pierre Corbeil, il y a toutefois un important travail à faire pour délimiter les zones incompatibles avec les activités minières.

On va devoir entamer une démarche très exhaustive de consultation avec les acteurs des milieux pour déterminer la compatibilité. On ne peut pas le faire de façon arbitraire.

Pierre Corbeil, préfet de la MRC de la Vallée-de-l'Or

Il ajoute toutefois que ce travail devra être rigoureux. « Il n'y aura pas nécessairement de miracle du soir au lendemain parce que les compagnies minières qui possèdent déjà des claims ou des titres miniers ne sont pas touchées par ces orientations-là », explique-t-il.Craintes

Pour sa part, le porte-parole du Regroupement vigilance mines en Abitibi-Témiscamingue (REVIMAT), Marc Nantel, croit qu’il sera difficile d'appliquer les nouvelles orientations dans la région.« Il y a 40 % du territoire qui est sous claims, dans certaines régions on parle de 100 %. Elles ont préséance sur les décisions des municipalités et des MRC, ce qui va rendre impossible aux MRC d'établir des zones de protection », estime-t-il.

De son côté, la présidente-directrice générale de l'Association minière du Québec (AMQ), Josée Méthot, craint de voir les possibilités d'exploitation minière limitées par les MRC.

Quand on dit qu'on vient identifier des zones incompatibles avec l'activité minière, on vient identifier des zones où il y n'aura pas d'activités minières. Donc dans une perspective de développement minier, on vient réduire le terrain d'exploration, le terrain potentiel d'exploitation minière.

Josée Méthot, présidente-directrice générale de l'AMQ

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