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Naissance du Regroupement vigilance mines d'Abitibi-Témiscamingue

Le Regroupement vigilance mines d'Abitibi-Témiscamingue (REVIMAT) a été lancé ce matin, à Rouyn-Noranda. Ce regroupement est formé des comités de vigilance de Malartic, de Granada, de la Coalition de citoyens du projet Wasamac d'Évain et de la CSN Abitibi-Témiscamingue.

Le porte-parole, Marc Nantel, affirme que la réglementation minière est désuète et doit être revue. Il veut aussi sensibiliser la population aux impacts de ces projets sur la santé des individus. Il a donné l'exemple de la minière Canadian Malartic. Des tensions entre les citoyens ont d'ailleurs été documentées par l'Institut national de santé publique du Québec après l'implantation de la compagnie.

Le regroupement croit que l'autorégulation des minières ne suit pas du tout la nouvelle réalité des mines à ciel ouvert en milieu urbain. « Quelles sont les règlementations par rapport aux mines à ciel ouvert, à savoir les règlementations qu'on devrait avoir qui seraient claires. Quel est le taux de poussière qui est acceptable, quelle est la qualité de l'air dans les régions... la zone de proximité, qui décide que dans telle mine on a un 100 mètres de protection où les citoyens ne peuvent pas habiter et dans d'autres situations, on parle d'un kilomètre et demi. On doit avoir au niveau du Québec des règles qui sont claires quand on a une exploitation dans une région habitée », explique Marc Nantel.

Le regroupement ne se dit pas contre les mines, mais souhaite recevoir l'écoute de l'industrie et du gouvernement. Il exhorte Québec à investir dans le développement durable des projets miniers et qu'il n'agisse pas qu'en fonction du nombre de plaintes formulées.

L'Association d'exploration minière du Québec réagit positivement

Du côté de l'Association d'exploration minière du Québec (AEMQ), la directrice générale Valérie Fillion voit d'un bon oeil les objectifs de ce regroupement. Elle explique que d'informer davantage la population sur la réalité des projets miniers ne peut en rien nuire à l'industrie.

« On est dans une région minière, on est dans une région où il y a beaucoup de gens qui gagnent leur vie en travaillant dans les mines. Ils sont les premiers à être interpellés quand on parle d'innovation, de recherche et développement, de santé et sécurité, de bonnes pratiques. On connaît tous quelqu'un, dans notre famille, près de nous, qui travaille dans la filière minérale, puis ils sont les meilleurs pour nous dire [sic]. Ce sont des gens qui sont fiers, ce sont des travailleurs formés, compétents, donc je pense qu'on a des bonnes voix là aussi pour donner de l'information », croit Mme Fillion.

Avec les informations d'Angie Landry

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