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Nouveau programme de tutorat à D'Iberville : dépasser la simple relation académique

L'école secondaire D'Iberville donnait aujourd'hui le coup d'envoi de son programme de tutorat avec une journée remplie d'activités pour les jeunes. Dans le cadre de ce projet, chaque enseignant a à sa charge une quinzaine d'élèves avec qui il doit tisser des liens qui vont parfois au-delà du programme académique. L'objectif est de favoriser la réussite et la persévérance scolaires, tout en outillant les élèves à devenir les travailleurs de demain.

Avec les informations d'Émilie Parent-Bouchard

La journée commence par un entraînement extérieur, au grand plaisir des quelque 1200 élèves de l'école D'Iberville. Au-delà de l'activité physique, les élèves ont des attentes à l'égard du programme de tutorat.

Rencontré sur place, Thomas, dit souhaiter « connaître mieux les professeurs ». Alexandre, lui, espère « découvrir des nouvelles choses que je ne connais pas et des talents cachés en moi ». Magalie affirme qu'elle « trouve ça le fun que le monde participe » et que les professeurs embarquent dans le projet.

Les enseignants Martin Harvey et Maryse Boutet ont tous deux la responsabilité d'une quinzaine d'élèves qu'ils appellent déjà leurs « protégés ».

« Ça va être plus facile après ça de les approcher et discuter avec eux autres, croit Martin Harvey. Ils vont m'avoir vu dans un autre cadre, ils vont voir que je ne suis pas nécessairement très rigide, très strict comme on pourrait s'attendre d'un prof de maths. C'est peut-être plus facile de nous aborder à ce moment-là. »

Maryse Boutet, elle, souligne qu'« on voit de plus en plus des jeunes qui ont des problèmes d'anxiété face aux examens entre autres. Je pense que le fait de pouvoir avoir des contacts différents que juste enseignant-élève, ça peut peut-être réduire ces problèmes d'anxiété là, ils vont peut-être se sentir plus aptes à nous parler. »

L'animatrice à la vie étudiante, Geneviève Tétreault, confirme qu'il s'agit là de l'un des objectifs du projet. « Ces élèves-là vont devenir les travailleurs de demain. Donc si on crée des travailleurs anxieux, angoissés, qui ont de la misère à gérer leur stress, ce [n'est] pas bon pour la société. [...] Faut s'assurer nous comme école de mettre tout en place pour que ces élèves-là soient bien, soient dans un milieu confortable pour apprendre, cheminer et acquérir des compétences qu'ils vont pouvoir transférer plus tard à leur vie, à leur milieu de travail. »

Des espaces de discussion pour outiller les élèves sont prévus tout au long de l'année.

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