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Nouvelles compressions de 6,7 millions de dollars au Centre intégré de santé et de services sociaux

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) va devoir composer avec des compressions budgétaires de 6,7 millions de dollars cette année, un manque à gagner qui s'ajoute à un déficit de 18 millions de dollars cumulé au cours des dernières années et qui a été annoncé dans le nouveau budget présenté hier lors d'une séance du Conseil d'administration tenue à Amos mercredi soir.

Avec les informations de Boualem Hadjouti

Le président-directeur général du CISSS-AT assure que ces compressions ne toucheront pas le service aux citoyens. C'est pourquoi Jacques Boissonneault a présenté en même temps, 13 mesures qui visent notamment à créer plus de ressources intermédiaires.

« La logique c'est qu'on veut mettre plus de ressources sur le terrain, soit en soutien à domicile, soit dans les milieux, soit en CLSC et réduire en même temps l'hospitalisation », explique M. Boissonneault. 

La FIQ est inquiète pour les infirmières

Ces mesures inquiètent tout de même la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ). De passage dans la région pour rencontrer ses membres ainsi que pour la tenue d'une rencontre avec les dirigeants du CISSS-AT, la présidente Régine Laurent a abordé la question des compressions budgétaires.

Elle craint une réduction de services pour les malades. « Pour moi, c'est écrit dans le ciel qu'il y aura des coupures de service », laisse-t-elle tomber.

Inquiétudes pour les personnes âgées

Pour la directrice générale de la Fédération de l'Âge d'Or du Québec de l'Abitibi-Témiscamingue, Monique Roy, il y aura sûrement moins de services aux personnes âgées.

« On comptait beaucoup en Abitibi-Ouest, entre autres, sur le développement des ressources intermédiaires, or, c'est très difficile, fait-elle valoir, de trouver du personnel compétent pour donner du service à une clientèle qui s'alourdit un peu plus. »

Le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), Guy Laurion, ajoute pour sa part qu'il y aura plus de pression sur le personnel de la santé. « La limite est atteinte, et ça dans l'ensemble des équipes, prévient-il. On sort depuis plusieurs semaines pour décrier ses situations et les charges de travail, le personnel n'en peu plus. »

Le CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue espère que ce soit la dernière année de compressions budgétaires.

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