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Odile Joannette succède à Manon Barbeau à la tête de Wapikoni

Odile Joannette a été nommée directrice générale de Wapikoni mobile, a annoncé l'organisme sans but lucratif mardi. Elle succède à Manon Barbeau, qui dirigeait le studio de cinéma ambulant depuis sa fondation il y a 14 ans.

Un texte de Laurence Niosi

Cette nouvelle répartition des tâches était essentielle compte tenu de l’envergure qu’a pris dans les dernières années le studio destiné aux jeunes Autochtones. « On est en Colombie, en Bolivie, au Chili. [...] Et on s’adresse aux communautés de réfugiés en Turquie », souligne la cinéaste et fondatrice du studio.

Mme Barbeau - qui portait jusqu’à ce jour les chapeaux de fondatrice, de même que de directrice générale et artistique - conserve le titre de présidente fondatrice de l’organisme et continue de s’occuper de la vision artistique et du développement international.

« Pour moi c’est une évolution naturelle. Je souhaitais une relève autochtone depuis la troisième année d’existence de Wapikoni », affirme Manon Barbeau en parlant de celle qui lui succède à partir du 3 avril.

Militante pour les droits des Autochtones depuis 20 ans, Odile Joannette, qui est originaire de Pessamit, sur la Côte-Nord, a un curriculum vitae bien rempli. Depuis 2014, l’Innue de 42 ans est directrice des partenariats et des communications au sein de la Commission de développement des ressources humaines des Premières Nations du Québec. Elle a également été coprésidente du réseau pour la stratégie urbaine de la communauté autochtone de Montréal, en plus d’avoir cofondé le premier centre de la petite enfance autochtone à Montréal, situé à Verdun.

Plus tôt dans sa carrière, elle a créé Alouki Films, une compagnie de production cinématographique qui visait à mettre en valeur les visions autochtones sur le monde.

En entrant en poste, la prochaine directrice générale de Wapikoni vise à « consolider [le travail] qui est en cours ».

Pour Manon Barbeau, la nouvelle directrice générale de Wapikoni saura « ouvrir de nouvelles portes ». « [Pour ma part], j’ai l’impression d’avoir accompli ce que j’avais à accomplir », dit-elle.

Au fil des ans, environ 4000 jeunes issus de 30 communautés autochtones au Canada ont réalisé presque 1000 courts métrages avec Wapikoni.

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