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« On nous disait qu'on était dans la seconde race, on sablait nos mains », témoigne Omer St-Onge

À la Commission sur les relations entre les autochtones et certains services publics au Québec (CERP), Omer St-Onge a raconté son douloureux passage dans un pensionnat autochtone alors qu'il était enfant.

L'innu originaire de Maliotenam sur la Côte-Nord a expliqué que les enfants portaient un numéro et étaient appelés par celui-ci.

Il a également raconté qu'il a rapidement dû apprendre à parler français.

« Indignes du créateur »Omer St-Onge a aussi raconté que les enfants autochtones étaient considérés comme « sales » par les prêtres.« Dans cette période-là de nos vies, on nous disait qu'on était dans la seconde race. On n’était pas dans la bonne race puis il fallait nous passer du papier sablé exemple. Puis on sablait nos mains pour enlever la peau qui n'était pas propre, qui était indigne du créateur », a-t-il raconté devant le commissaire Jacques Viens.Omer St-Onge a aussi témoigné des abus subis sexuels subis par les enfants le soir.

Omer Saint-Onge a dit au juge Jacques Viens « C'est à votre tour de nous aider ». Il avoue mettre beaucoup d'espoir en cette commission.

« Premièrement, [on veut] commencer à croire des médecins autochtones. Des médecines, des programmes d'estime de soi autochtones. On n'est pas reconnus », souligne-t-il.George Wabanonik, un aîné de Lac-Simon, a raconté que des policiers de la Sûreté du Québec lui avaient laissé des chances dans des époques difficiles de sa vie.Néanmoins, il avait lui aussi de dures histoires à raconter, notamment en lien avec les pensionnats autochtones.

Le député d'Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou, Roméo Saganash, devait témoigner cet après-midi.Sa participation a toutefois été reportée en raison d'ennuis de santé.

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