Retour

Onde de choc à la suite du drame de Lac-Simon

La mort violente d'un policier ainsi que d'un citoyen de la communauté de Lac-Simon, près de Val-d'Or, en Abitibi, a créé une véritable onde de choc dans la région ainsi qu'un peu partout au Québec. Le premier ministre Philippe Couillard a de nouveau offert ses condoléances aux familles touchées. Une marche de soutien envers les deux familles éprouvées par le drame s'est aussi déroulée dimanche après-midi à Lac-Simon.

« C'est terrible », dit Philippe Couillard

Le premier ministre du Québec a offert ses sympathies, lundi, aux familles qui ont perdu un proche lors du drame de Lac-Simon. « C'est terrible », a-t-il dit. Interrogé à propos de la formation des policiers, Philippe Couillard a déclaré que l'École nationale de police du Québec offre l'encadrement nécessaire aux futurs policiers, mais « on peut toujours faire mieux », a-t-il ajouté.

Le père du policier rend hommage à son fils

Le père de Thierry LeRoux, Michel LeRoux, s'est déplacé dans la région. Il a rencontré le directeur du poste de police de Lac-Simon. Il désirait également rencontrer le conseil de bande. Par-dessus tout, M. LeRoux a voulu rendre hommage à son fils. Il a dit qu'il n'y a pas plus grand sacrifice que de donner sa vie pour protéger les autres. Il a sougliné que son fils était passionné de son métier.

Marche de soutien

Dimanche après-midi, dans les rues de Lac-Simon, plus de 50 personnes ont bravé le froid, désirant montrer leur appui aux familles des deux personnes décédées. La marche était ponctuée de prières, de larmes et de pleurs. 

Rex Mckenzie, père de famille, dit avoir participé à la marche « pour les policiers, parce que mes enfants ont 8 ans, 6 ans et 14 ans, et on dit toujours bonjour aux policiers parce que je sais qu'ils font un gros travail, ici, à Lac-Simon », a-t-il témoigné.

Un petit groupe de policiers

Le conseiller du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Stéphane Lachance, est aussi à Lac-Simon. Il a tenu à mentionner que tous les policiers sont formés adéquatement. Il affirme que, tout de même, les coéquipiers de Thierry LeRoux sont sous le choc. « C'était un petit groupe de 16 policiers, maintenant 15 malheureusement. Évidemment, quand c'est un petit groupe, c'est des liens assez serrés », souligne-t-il. L'équipe de policiers se réunissait ce matin.

L'école nationale de police en deuil

L'école nationale de police du Québec, où Thierry LeRoux a gradué en novembre 2013, a souligné la tristesse des événements, lundi après-midi. « L'institution est en deuil, sous le choc d'un événement comme celui-là », a déclaré Pierre St-Antoine, directeur des communications.

Étudiants et membres de la direction porteront le ruban noir pour exprimer leur soutien aux familles des deux hommes qui ont trouvé la mort samedi. Lors d'une cérémonie de remise de diplômes prévue ce vendredi, une minute de silence sera également tenue.

L'institution assure d'ailleurs que tous les policiers qui graduent chez elle sont outillés pour répondre à toutes les situations de crise, notamment en milieu autochtone.

Les étudiants en Techniques policières ébranlés

Le décès de Thierry LeRoux ébranle aussi les étudiants du Collège d'Alma, où il avait étudié en technique policière. Le jeune homme travaillait pour la police autochtone depuis à peine six mois. Thierry Leroux est originaire d'Amos, mais ses parents avaient déménagé au Saguenay-Lac-Saint-Jean il y a plusieurs années.

La rentrée en classe était particulièrement triste, ce matin à Alma. Des étudiants ont proposé de prendre une minute de silence en soutien à la « famille policière », comme ils l'appellent. Plusieurs professeurs et enseignants sont aussi touchés par les événements.

Voici les différents points de vue d'étudiantes et étudiants en Techniques policières du Collège d'Alma récoltés par notre collègue Mélissa Savoie Soulières.

Samian craint un recul dans les relations entre Autochtones et non autochtones

De passage à l'hôtel de ville de Montréal pour recevoir un prix, le rappeur et activiste Samian, qui a vu le jour dans la communauté de Pikogan, en Abitibi, a été invité à commenter. Au cours des derniers jours, il donnait une conférence à Lac-Simon au cours de laquelle il présentait son parcours.

« J'ai peur qu'on recule parce qu'en ce moment, on avance. Les Premières Nations et les Québécois, on avance en ce moment », soutient-il.

La SQ enquêtera

La Sûreté du Québec mènera une enquête indépendante sur les événements du 13 février, a fait savoir ce matin le bureau du ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux.

Plus d'articles