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Où les gens de la communauté LGBT peuvent-ils se rencontrer en Abitibi-Témiscamingue?

La semaine dernière, les 20 ans de l'ouverture de la Station D, premier bar gai en Abitibi-Témiscamingue, étaient soulignés. L'institution a fermé ses portes depuis. Où les gens de la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle, transsexuelle et transgenre (LGBT) de la région peuvent-ils se rencontrer? Y a-t-il une demande pour un nouvel établissement du type de la Station D ou les nouvelles technologies ont-elles pris cette place?

« La Station D a pu avoir un impact positif sur l'ouverture d'esprit des gens »

Cathy Gélinas, présidente de la Coalition d'aide à la communauté LGBT en Abitibi-Témiscamingue, affirme que la Station D a été un endroit de la plus haute importance dans la région. « La Station D a pu avoir un impact positif sur l'ouverture d'esprit des gens. En même temps, il y a un bout où je pense qu'on va se rallier davantage à une personne. M. Lord s'est présenté aussi comme un modèle auprès des personnes LGBT, de s'afficher ouvertement », dit-elle.

Denis Lord, propriétaire du bar, avec l'affirmation assumée et ouverte de son orientation sexuelle, aurait pu influencer plusieurs personnes à faire un coming out, croit Mme Gélinas.

Pour en savoir plus sur la Station D, écoutez notre entrevue avec Denis Lord :

« Le besoin de socialiser est toujours là »

Maintenant que le seul bar gai de la région n'est plus, « le besoin de socialiser est toujours là », confirme la présidente de la Coalition d'aide à la communauté LGBT. « Je ne pourrais pas dire que la demande serait d'avoir un bar gai, continue-t-elle. Ce que j'entends, c'est davantage un besoin d'avoir des endroits ou des activités organisées. Rencontrer des gens, ce n'est pas toujours facile, surtout rendu à un certain âge. Les gens de 50 ans et plus trouvent ça plus difficile de faire des rencontres, d'échanger. »

Des soupers, groupes d'échange et de discussion font notamment partie des activités pour lesquelles il y a une demande dans la région.

Les nouvelles technologies, une solution?

Internet est aujourd'hui le principal endroit où les gens de la communauté LGBT de la région peuvent se rencontrer. Plusieurs pages web et groupes Facebook spécialisés sont fréquentés par la communauté.

Selon Mme Gélinas, de moins en moins de personnes de la communauté LGBT ressentent le besoin de s'exiler hors de la région pour rencontrer des gens.

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