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Où vont les vêtements donnés à la Ressourcerie Bernard-Hamel?

Chaque mois, un camion de rempli de jusqu'à plus de 40 tonnes de vêtements de seconde main quitte la Ressourcerie Bernard-Hamel en Abitibi-Témiscamingue vers le sud du Québec. L'entreprise d'économie sociale Certex, spécialisée dans la revalorisation de textiles, les rend disponibles pour d'autres friperies ou encore les exporte vers des pays dans le besoin. Émilie Parent-Bouchard a assisté à l'opération de remplissage d'un camion à l'occasion de la Semaine québécoise d'action bénévole.

Avec les informations d'Émilie Parent-Bouchard

Découvrez avec nos photos comment sont traités les vêtements donnés à la Ressourcerie :

Une quantité massive de vêtements à trier

La participation de plusieurs bénévoles est nécessaire pour charger un camion-remorque de vêtements de seconde main. Même le conseiller municipal François Cotnoir, qui vient de prendre sa retraite, participe à la chaîne humaine. « Les vêtements sont très bien triés et oui, définitivement, ils ne s'en vont pas dans l'enfouissement, ils s'en vont ailleurs, donc c'est très positif », dit-il.

Avec une moyenne de 937 poches de vêtements données chaque semaine, la Ressourcerie Bernard-Hamel ne peut pas tout garder, comme l'explique le chef d'équipe de la Friperie, Porfirio Rivas. « Le surplus de matériel, de façon responsable, on l'envoie à Montréal. Et à Montréal, il y a une autre entreprise comme la nôtre qui s'appelle Certex et qui s'occupe de toute la récupération au Québec et au Canada. Et à partir de Montréal se fait l'exportation [dans les pays] où il y a beaucoup de nécessité, de pauvreté, par exemple l'Afrique, [l'Amérique du Sud], tout ça », explique-t-il.

D'autres petites friperies de la région, comme celle de Notre-Dame-du-Nord, envoient aussi des vêtements à la Ressourcerie Bernard-Hamel. La maximisation du volume de vêtements envoyés permet d'en faire une opération à coût nul : le poids des vêtements vendus à Certex paiera leur transport jusqu'à Montréal.

Plus de 500 bénévoles à l'oeuvre

Une opération qui ne serait pas possible sans l'implication de près de 500 bénévoles par année, selon la coordonnatrice des activités bénévoles, Nathalie Larose. « Annuellement, ça représente environ 500 bénévoles dévoués qui nous donnent un coup de main sur une base régulière. Exemple, pour la friperie, on peut jouer, mettons une quinzaine de bénévoles réguliers qu'on voit à chaque semaine », compte-t-elle.

D'autres bénévoles s'occupent du tri ou encore de la fabrication de chiffons de coton avec les vêtements inutilisables.

Par ailleurs, la Friperie 255 de la Ressourcerie Bernard-Hamel travaille sur un projet d'agrandissement qui a pour objectif d'augmenter la superficie du magasin.

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