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Oui à la protection du caribou forestier, mais pas à n'importe quel prix dit l'IEDM

L'institut économique de Montréal (IEDM) estime que la sauvegarde du caribou forestier est importante au pays, mais pas à n'importe quel prix.

Avec les informations de Tanya Neveu

L'IEDM demande à Ottawa de tenir compte des coûts économiques que représentent des mesures de sauvegarde selon la réalité de chaque province.

Pour se conformer aux normes fédérales, les provinces et territoires doivent limiter à moins de 35% le niveau de perturbation de l'habitat du caribou forestier causé par l'activité humaine ou les feux de forêt.

Une application de ces normes pourrait être dommageable pour l'économie de plusieurs provinces canadiennes, selon l'analyste en politiques publiques à l'IEDM Alexandre Moreau.

« C'est de trouver le juste milieu entre la protection de l'habitat du caribou forestier et l'activité humaine qui est très importante pour toutes les communautés, dit-il. Parfois, elles dépendent uniquement de la forêt, donc c'est un élément à tenir compte et c'est le principe fondamental du développement durable. Ce qu'on entend trop souvent dans le discours public, c'est la protection de l'habitat du caribou forestier. Oui c'est important, mais c'est un aspect parmi d'autres »,

Au Québec, l'IEDM avait déjà évalué que le coût de l'application intégrale des exigences fédérales pourrait entraîner la disparition de 5700 emplois directs et coûter jusqu'à 740 millions de dollars en activité économiques perdus, uniquement dans le secteur forestier.

Rappelons que Québec a promis de ne pas sacrifier d'emplois pour sauver la harde de 18 caribous à Val-d'Or.

La loi sur les espèces en péril du gouvernement fédéral pourrait toutefois changer la donne.

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