C'est la dernière semaine de la saison pour toutes les équipes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). À deux fins de semaine de la fin, le décompte est lancé. L'heure de vérité arrive à grand pas et la course au classement est électrisante tant les enjeux sont importants.

Une chronique de Jean Marc Robichaud

Entre le repêchage de juin et la fin des transactions du temps des Fêtes, chaque formation devient un vaste chantier de mise en forme. Au cours de cette période de six mois, chaque équipe élabore, moule et façonne son alignement.

Le passage de la nouvelle année marque la fin de la grande mouvance. La course aux effectifs est terminée et l'alignement se fixe. On ne permettra dorénavant que l'occasionnel rappel de joueurs affiliés. Avec le solstice d'hiver, la vraie saison prend son envol.

Contre vents et marées, c'est avec un alignement autorisant un maximum de 25 joueurs qu'on terminera la saison. Constance est désormais le mot d'ordre; le classement général, l'enjeu principal.

Objectif : séries printanières!

En janvier, tout s'est transposé sur cette course effrénée. La place qu'occupera chaque formation au classement en fin de saison sera déterminante pour la suite des choses. Aucune poudre de perlimpinpin ne brouillera cette équation!

Du premier au dernier rang, la lutte au classement est incontestable. Que ce soit pour une participation aux séries, un meilleur rang au classement, l'avantage de la glace, la tête de section, le carré d'as, la finale pour l'obtention de la Coupe du président, l'enjeu est réel.

Chaque équipe prépare son programme en fonction d'une cible. Quel que soit son stade de reconstruction. Et le classement de fin de saison est cette échelle à partir de laquelle on juge de sa progression annuelle.

Meneurs avec avantage

Comme chaque année, une douzaine de clubs jouent pour une moyenne de .500 ou plus. Ce qui représente le deux tiers des 18 formations. Par contre, ce n'est pas suffisant pour se retrouver du côté positif de l'axe victoires-défaites. Viser une moyenne tournant autour de .600 est plus intéressant.

Bon an, mal an, les formations atteignant ce standard occupent la moitié supérieure du classement. Une telle position procure en séries l'avantage de la patinoire et pouvoir lancer ses rencontres éliminatoires devant ses partisans, ce fameux « sixième joueur », offre une priorité psychologique reconnue. Mais ce n'est pas tout.

Cet avantage accorde aussi le dernier mot concernant le choix des joueurs s'opposant durant la partie. L'équipe locale disposera du contrôle des forces mises en jeu. C'est ce qu'on appelle le bénéfice du « dernier changement » dans le jargon. Par exemple, il sera possible d'opposer son meilleur trio d'attaquants contre la défensive plus faible ou son meilleur duo de défenseurs contre le trio d'attaquants adverse le plus puissant. L'avantage tactique est indéniable!

Trimestre d'hiver

Depuis la fin des transactions du 6 janvier dernier, ce sont les mêmes équipes qui dominent le sommet du classement. Une seule exception : Charlottetown s'est fait ravir sa place par Victoriaville ainsi que l'avantage lié à cette position. Comme cette liste restera inchangée, la disposition exacte des clubs n'en demeure pas moins un mystère. Voici d'ailleurs comment le classement se décline avant de démarrer l'avant-dernière fin de semaine de la saison :

Si Blainville occupe seul le premier rang, Rimouski, Halifax et Bathurst pourraient encore s'échanger leurs places. Pire : une analyse de leurs dernières parties laisse entrevoir la probabilité d'une triple égalité à 94 points.

Et entre la 5e et la 8e place, ce sont cinq maigres points qui séparent Drummondville et Québec. La proximité du pointage y est aussi serrée avec trois clubs s'affichant à 80 points. Bien que l'impact de la position en haut de classement soit minime sur les affrontements de première ronde, en deuxième, c'est une autre histoire!

Ad augusta per angusta

« Vers les sommets par des chemins étroits ». Non, la gloire ne s'acquiert pas facilement, tout comme cette place avantageuse convoitée au classement général.

Malgré la poignée de parties à compléter, les rangs de tête peuvent encore changer.

Et gare à quiconque baissera la garde d'ici la fin.

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