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PapaChat & Filles : pour le renouvellement de l'offre culturelle à Val-d'Or

Un nouvel organisme culturel voué à la présentation de spectacles et d'expériences artistiques uniques ou inusitées voit le jour à Val-d'Or. Les cinq membres aguerris de PapaChat & Filles comptent varier, diversifier et compléter l'offre culturelle de leur secteur.

Avec les informations de Vanessa Limage

« C'est l'idée de Philippe Lord de la microbrasserie Le Prospecteur. Depuis son ouverture, il s'est imposé tranquillement comme une scène alternative en région. Par contre, ça lui demandait beaucoup de temps, alors il voyait la nécessité d'avoir un organisme à part qui puisse gérer ce volet-là », relate Geneviève Béland qui est une des cinq personnes derrière cette nouvelle initiative. Elle est également responsable des communications.

Mélissa Drainville du Festival de la relève indépendante musicale en Abitibi-Témiscamingue (FRIMAT), Corinne Larose de 7e Ciel records et également du FRIMAT ainsi que François Lachapelle, musicien et technicien de son, complètent le quintette des fondateurs de PapaChat & Filles (P&F).

Une programmation large et oblique

La programmation officielle de PapaChat & Filles sera dévoilée à la mi-août. L'objectif est de surprendre le public avec des événements qui sortent de l'ordinaire. « On est multidisciplinaires. C'est sûr que la musique est très présente dans notre future programmation, par intérêt principalement, mais on s'ouvre aussi à d'autres disciplines. Le fil conducteur, c'est qu'on veut créer des moments singuliers, miser beaucoup sur l'ambiance, sur l'originalité, dans tout ce qu'on va aller chercher que ce soit en cinéma, en musique, en danse et on veut faire des conférences aussi », énumère Mme Béland.

Si les premiers événements de l'organisme s'adresseront à un public de jeunes adultes, P&F compte bien offrir des spectacles aux moins de 18 ans dans l'avenir. Pour eux, c'est un public à développer.

Une marque de confiance à établir

« L'offre culturelle au Québec est très diversifiée, par contre, notre structure [actuelle] de diffusion ne permet pas toujours de la mettre en valeur à sa juste mesure », croit Geneviève Béland. Ainsi, le groupe compte développer une identité forte, une marque de confiance, de manière à ce que le public vienne assister à ses événements avec curiosité et ouverture d'esprit.

Une industrie culturelle à renouveler

L'idée de la création de PapaChat & Filles découle notamment de la consultation publique sur le renouvellement de la politique culturelle du Québec, à laquelle Geneviève Béland a participé à la fin du mois de juin dernier. Selon elle, il faut que l'industrie culturelle trouve de nouveaux modèles de diffusion. « Des fois, c'est la forme de l'industrie culturelle actuelle qui ne peut pas nécessairement suivre et nous autres on souhaite être originaux et diffuser un maximum en région parce qu'ici, c'est un peu plus difficile parfois d'avoir accès à ces produits-là, et on comprend, parce qu'on n'est pas une masse critique, mais avec de l'originalité, on pense qu'on est capables de le faire. »

Des partenariats avec plusieurs salles de diffusion ou organismes de la région sont à prévoir, notamment avec le Petit théâtre du Vieux Noranda, le Festival des langues salles La Sarre ou encore la Fête éclectique envahissante d'Amos.

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