Paul Piché sera en concert ce soir au bistro-bar l'Entracte de Val-d'Or. En mars prochain, il célébrera ses 40 ans de carrière musicale au Centre Bell à Montréal. Mais ce soir, il promet un concert beaucoup plus intime où le public pourra redécouvrir ses chansons à leur plus simple expression, seul avec sa guitare. À peine arrivé à Val-d'Or, il a offert une entrevue à l'émission Région zéro 8.

Un texte de Félix B. Desfossés

Il va sans dire que Paul Piché est une légende vivante de la chanson québécoise. Ses chansons font partie de l'imaginaire collectif québécois, que ce soit Heureux d'un printemps ou L'escalier. « C'est le fun de savoir qu'effectivement, ça a continué de vivre en dehors de la radio, des médias, que ça a continué de vivre d'une génération à l'autre, dans les familles ou autour des feux de camp, comme on dit. C'est toujours agréable de penser qu'on a fait quelque chose qui dure, qui était plus qu'une mode, finalement », réfléchit-il.

Malgré ce succès, ce sera la première fois qu'il se produira au Centre Bell en mars prochain. Il avoue être nerveux à l'idée de ce spectacle. « Je suis nerveux, toujours, ce n'est jamais gagné », dit-il.

D'ici là, le chansonnier a plutôt envie de se rapprocher de son public. « J'ai envie de rencontrer les gens, les Québécois un peu partout et quand j'entends parler d'une place qui est le fun, pas trop grand, je peux me retrouver seul avec ma guitare, avec le public, je me déplace je me présente là », explique-t-il. Ce sera le cas ce soir.

Ce genre de proximité et d'intimité avec le public lui permet de jouer ses chansons dans leurs versions les plus simples, dénudées. « Ça permet [au public] d'entendre les chansons comme je les ai écrites, comme je les ai composées », souligne-t-il, c'est-à-dire simplement à la guitare acoustique.

Regardant en arrière, Paul Piché croit que sa génération a contribué à changer le monde. « On change le monde. On veut changer le monde et c'est important de le faire. Ça ne se change pas du jour au lendemain. Ça se change tranquillement, mais ça se fait. C'est ce que la jeunesse aujourd'hui fait aussi », croit-il, citant notamment l'importance des valeurs environnementales chez les jeunes.

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