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Pénurie d’éducatrices dans les CPE de l’Abitibi-Témiscamingue

Les éducatrices à l'enfance ayant un diplôme d'études collégiales sont une denrée rare en Abitibi-Témiscamingue. Certains Centres de la petite enfance (CPE) sont en constant recrutement.

Un texte de Jean-Marc Belzile

Si la tendance se maintient, certains CPE pourraient avoir de la difficulté à respecter les critères du Ministère de la Famille, qui exige notamment que deux éducatrices sur trois possèdent la formation technique collégiale.Depuis quelques années, l'intérêt diminue pour la formation offerte au Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue.Au CPE La Ribambelle de Rouyn-Noranda, il y a suffisamment d'éducatrices qualifiées, mais elles sont de plus en plus difficiles à trouver, explique la directrice générale Marilyn Aubin.« Souvent, on fait des appels aux personnes de la technique pour dire: est-ce que tu as une finissante cette année qui veut faire son dernier stage? Je la prendrais chez nous et après on l'engage. La personne a pratiquement un emploi avant de finir sa technique », affirme-t-elle.

Inscriptions en baisseAu Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, seulement une dizaine d'étudiants sont inscrits au programme d'éducation à l'enfance cette année.Selon le directeur des études au Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, Éric Aubin, les demandes d'inscriptions sont en baisse depuis quelques années.« Il y a eu une baisse assez significative, on en a une dizaine qui entre cet automne et il y a trois ans, on pouvait avoir 20 ou 25 étudiantes. C'est dommage parce que la région a besoin d'éducatrices diplômées », déplore-t-il.Valoriser le métierMarilyn Aubin est aussi représentante des CPE de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec.Selon elle, il faut valoriser le métier puisque la situation est bien pire dans les petites municipalités.

L'an dernier, neuf finissantes ont obtenu leur diplôme en éducation à l'enfance à Rouyn-Noranda et le taux de placement était de 100%.

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