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Pénurie de main-d'œuvre à Val-d'Or : la collaboration s'accentue

La Chambre de commerce de Val-d'Or (CCVD) et la Corporation de développement industriel de Val-d'Or (CDIVD) ont dévoilé ce matin les résultats d'un sondage non scientifique portant sur la pénurie de main-d'œuvre. Ils en ont également profité pour présenter le « Chantier de l'emploi 2017-2018 ».

Un texte de Thomas Deshaies

57 entreprises ont été consultées dans le cadre du sondage chapeauté par la CCVD et la CDIVD. 98 % des entreprises sondées affirment être un processus de recrutement et 187 postes seraient à combler. « Plus de la moitié sont des emplois techniques, donc pas des emplois hyper spécialisés », souligne le président de la CCVD, Stéphan Ferron. 43 % des postes disponibles ne nécessitent pas un diplôme de secondaire ou un niveau de scolarité moins élevé, alors que seulement 20 % exigeraient une formation universitaire.

Précisons que la sélection de l'échantillonnage ainsi que la collecte des données ne s'est pas effectuée sur des bases scientifiques.

Chantier de l'emploi 2017-2018

Afin de faire face à la problématique, les organismes partenaires ont mis sur pied ce qu'ils appellent le « Chantier de l'emploi 2017-2018 ». Il s'agira d'une sorte de table de concertation où différents acteurs collaboreront ensemble à mettre sur pied des actions pour trouver des solutions à la pénurie de main-d'œuvre.

Le commissaire industriel, Jean-Yves Poitras, croit que l'ampleur de la situation nécessite une intervention planifiée. « On va gérer des choses, on va générer des choses, que normalement on dirait à l'entreprise privée que c'est votre obligation de le faire. Mais le travail est tellement colossal qu'on ne peut pas laisser l'entreprise privée solutionner cela », explique-t-il.

M. Poitras invite les entrepreneurs à collaborer ensemble. « On est dans un marché capitaliste, sauf qu'il faut qu'il y ait une solidarité envers les objectifs de la collectivité. On ne veut pas que les concurrents deviennent des amis. Ce qu'on dit, c'est qu'on met de l'avant des objectifs. Trouvez des moyens de coopérer et d'adhérer à l'atteinte de nos objectifs », martèle-t-il.

La pénurie de logements abordable a été pointée du doigt comme étant un facteur déterminant.

Offrir un meilleur accueil

Les deux représentants d'organisme ont également mentionné qu'il fallait miser sur l'intégration de la main-d'œuvre issue de communautés autochtones et des communautés culturelles.

« Les communautés ethniques, cela a toujours été quelque chose qu'on mettait un peu de côté, soutient M. Poitras. Aujourd'hui, on ne peut pas les mettre de côté. On a besoin de ces gens-là, mais on a besoin collectivement de trouver une façon de les accueillir décemment et qu'ils soient chez eux. »

Toujours selon M. Poitras, il faut trouver des moyens pour que les immigrants puissent se « sentir chez eux » en Abitibi-Témiscamingue.

Combattre les mythes

Du point de vue du président de la chambre de commerce, Stéphane Ferron, certains médias nationaux et personnalités publiques entretiendraient des mythes dommageables sur la région. « Je suis un peu irrité quand j'entends les mauvaises blagues sur notre région : qu'on passe de l'huile à chauffage, à l'huile à mouche, déplore M. Ferron. Ici, on a une qualité de vie très importante. Le jeunes sont mis en valeur, ils ont des responsabilités rapidement dans les entreprises. »

Il faut que les travailleurs, entrepreneurs et citoyens fassent la promotion des aspects positifs de la région, clame M. Ferron. « 80 % des entreprises sondées disent qu'il y a une qualité de vie à Val-d'Or, mentionne-t-il. On veut se vendre mieux et ça c'est le rôle de tout le monde. On est capable de la vendre notre région. »

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