Deux des quatre pédopsychiatres de la région prendront leur retraite d'ici septembre. Et la Société de l'autisme de l'Abitibi-Témiscamingue (SAAT) estime que le départ de ces spécialistes des troubles mentaux chez les enfants va accentuer les délais pour la clientèle en attente de soins.

Avec les informations de Jean-Marc Belzile

Le directeur général de la Société de l'autisme de l'Abitibi-Témiscamingue Tommy Bédard discute avec le petit Marshall. Comme le jeune homme, les 19 enfants qui fréquentent le camp estival de l'organisme doivent tous rencontrer un pédopsychiatre, soit pour confirmer un diagnostic du spectre de l'autisme, soit pour des suivis. Et l'attente est déjà longue, considère Tommy Bedard, lui-même père d'un enfant qui présente un trouble du spectre de l'autisme.

« Ça fait peur honnêtement, lance-t-il d'emblée. Je ne sais pas où on s'en va s'il nous en manque deux, surtout que ce n'est pas un métier où les gens sont nombreux. Si ça prenait 1 an ou 2 pour avoir le diagnostic, ça va prendre 3 ou 4 ans maintenant, c'est [déraisonnable]. »

Des spécialistes indispensables pour le bien-être des enfants

Un pédiatre peut maintenant faire un diagnostic provisoire, mais la confirmation par un pédopsychiatre est essentielle, poursuit Tommy Bédard.

« On appelle ça un spectre parce que c'est très large, chaque enfant est différent, donc chaque diagnostic posé va être observé de façon différente », précise-t-il.

Le CISSS-AT en mode solution

Le directeur adjoint aux affaires médicales au Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT), Gérard D. Boulanger, assure être à la recherche de solutions.

« Ces enfants ne sont pas suivis uniquement par des pédopsychiatres, il y a d'autres intervenants dans les dossiers, rappelle-t-il. Donc, on doit regarder la prestation de services avec les spécialistes existants, les pédiatres, les travailleurs sociaux, les psychologues. »

Les pédopsychiatres se font de plus en plus rares dans la province, selon le CISSS-AT. Plusieurs autres régions en cherchent activement depuis plusieurs mois.

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