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Pierre Arcand : l'Abitibi-Témiscamingue profite déjà du Plan-Nord

L'Abitibi-Témiscamingue bénéficie du Plan Nord et continuera à en profiter. C'est du moins le message qu'a voulu transmettre le ministre des Ressources naturelles et ministre responsable du Plan Nord, ce matin, lors d'un déjeuner devant des membres de la Chambre de commerce de Val-d'Or.

Avec les informations d'Émélie Rivard-Boudreau

Selon Pierre Arcand, Québec investira 214 millions au cours des cinq prochaines années pour la réalisation du Plan Nord. Le ministre s'est cependant fait questionner sur l'aide que peut apporter le gouvernement pour stimuler davantage l'exploration minière.

« J'ai pris note de certaines préoccupations au niveau des petites entreprises d'exploration minière. Alors, vous savez qu'on a un budget au mois de mars, c'est toujours le moment, justement, pour rebrasser un peu la cage et essayer de voir si on a des mesures pour aider ces entreprises. Alors ça, on va le faire », a-t-il tenu à rassurer.

La Chambre de commerce de Val-d'Or rassurée

Le président de la Chambre de commerce, Stéphan Ferron, a rencontré en privé le ministre avec certains de ses membres. Il s'est dit rassuré sur l'inclusion de l'Abitibi-Témiscamingue dans les projets du Plan Nord.

« Quoi qu'il y ait une limite administrative sur un parallèle, on est dans le Plan Nord. Le ministre nous confirme qu'on est dans le Plan Nord. C'est naturel, on a toujours été des partenaires des communautés autochtones du Nord, donc c'est naturel qui nous confirme qu'on fait partie du Plan Nord. Ça a été très rassurant notre rencontre aujourd'hui avec le ministre, avant sa conférence. Le maire [Pierre Corbeil] a eu l'occasion de parler beaucoup du Centre de transit minier. Le ministre l'a visité d'ailleurs, et on pense qu'il va s'assurer qu'il va être bien alimenté ce centre de transit minier là. »

L'Abitibi-Témiscamingue n'est pas incluse dans les limites géographiques du Plan Nord. En effet, sont inclues dans le projet toutes les régions situées au Nord du 49e parallèle, ce qui n'est pas le cas de la région. En juin dernier, Jean-Claude Loranger, président de la Chambre de commerce de Rouyn-Noranda, exprimait des inquiétudes face à cette situation.

Préoccupation par rapport à la mobilité de la main-d'oeuvre

Des membres de la Chambre de commerce se sont aussi dits préoccupés de la mobilité de la main-d'oeuvre que pourrait occasionner l'application du Plan Nord.

Le ministre Pierre Arcand a mentionné que cette inquiétude est palpable dans plusieurs régions du Québec et que son gouvernement tente de faire profiter le Plan Nord tant aux entreprises locales qu'aux expertises dans le sud de la province.

Un projet pilote est d'ailleurs en cours en Côte-Nord à cet effet.

« Si ce projet pilote là fonctionne bien et qu'il ne contrevient pas aux lois de mobilité sur le plan international, il se peut qu'on l'applique à d'autres régions du Québec », a répondu le ministre.

Le ministre Pierre Arcand s'est aussi adressé, ce midi, aux membres de la chambre de commerce et d'industrie de Rouyn-Noranda.

Son président Jean-Claude Loranger a pu s'entretenir avec le ministre Pierre Arcand.

Il affirme dans un communiqué que le ministre a fait preuve de sensibilité par rapport au développement régional.

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