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Plaidoiries terminées au procès de Michel Tremblay

Les plaidoiries se sont terminées aujourd'hui au procès de Michel Tremblay au palais de justice de Rouyn-Noranda. L'homme conteste 49 constats d'infractions en vertu de la Loi sur la conservation de la faune, de la Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier et de la Loi sur les forêts parce qu'il affirme être Métis.

Avec les informations de Karine Mateu

Les avocats de la défense ont tenté de démontrer qu'il existe une communauté métisse dont est issu leur client, qui lui permettait d'enfreindre les lois visées. La Couronne a remis en question les arguments du témoin expert, Siomonn Pulla, sur lequel repose la défense de Michel Tremblay.

L'ethnologue a tenté de prouver qu'une communauté historique métisse a existé sur le territoire situé entre les postes de traite de Nipissing, de la Vase, de Mattawa et des forts Coulonge, William et Témiscamingue.

La communauté métisse de Michel Tremblay, la Mattawa Métis Concil, descendrait de cette communauté. Sa résidence serait donc située sur un territoire traditionnel et il disposerait de droits ancestraux.

Parmi les preuves soumises par l'ethnologue Siomonn Pulla, il y a une pétition, des lettres et des listes de noms.

Aucune crédibilité

Selon l'avocat de la Couronne, Leandro Steinmander, il n'y a pas la moindre source crédible qui permet d'identifier une communauté métisse dans ce secteur.

Il souligne qu' il est rare qu'un groupe, pendant un siècle, ne laisse aucune trace documentaire. Il insiste qu'il est encore moins crédible que ce groupe n'ait jamais été identifié par ses contemporains ni par des historiens.

La Couronne a aussi tenu à démontrer qu'au 19e siècle, la mixité d'une personne n'était pas pertinente pour distinguer un membre.

Ce n'est pas parce que des Canadiens-français se sont mariés à des Algonquines qu'ils sont devenus métis soutient-elle.

Une accusation supplémentaire

Une information s'est ajoutée pendant le procès : Michel Tremblay a aussi été accusé d'avoir pêché avec des poissons appâts vivants, ce qui est interdit.

Les faits reprochés se sont déroulés au lac Bett, à l'ouest de la Zec Dumoine au Témiscamingue.

Le juge Gilles Ouellet a donné rendez-vous aux deux parties le 13 mars par visioconférence. Une date sera alors donnée pour un éventuel jugement.

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