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Plus d'un appel par jour de femmes autochtones qui portent plainte contre la police

Une quarantaine de femmes autochtones ont appelé une ligne téléphonique mise en place il y a environ un mois pour déposer une plainte contre des policiers du Québec.

Un texte d'Éric Plouffe

Jean Jolicoeur, vice-président des Services parajudiciaires autochtones, s'est vu confier le mandat par le gouvernement québécois au début du mois d'avril dernier d'accompagner les femmes qui souhaitent déposer des plaintes à l'endroit de policiers.

Il est surpris du nombre d'appels reçus en l'espace d'un peu plus d'un mois pour des plaintes « d'agression soit sexuelle, des agressions physiques ou des agressions de toutes sortes avec des policiers ».

Il n'a pas voulu donner davantage de détails par exemple sur la nature des plaintes, leur provenance et la période au cours de laquelle l'agression serait survenue. « Il faut que ce soit dans les dix dernières années », affirme Jean Jolicoeur. « Mais on ne refuse pas d'entendre une personne qui a une plainte qui remonte à 15 ans. »

Selon Jean Jolicoeur, entre 15 et 20 de ces plaintes pourraient être acheminées au Service de police de la Ville de Montréal qui est responsable de les traiter, d'enquêter et, s'il y a lieu, de déposer des accusations criminelles. Mais l'organisme autochtone doit toutefois trouver le moyen de protéger la confidentialité des plaignantes avant d'acheminer leur plainte au SPVM.

« On sait qu'elles [les plaintes] vont aller là-bas, mais il reste encore à déterminer comment on va le faire pour garder la confidentialité des personnes. On veut s'assurer que c'est bien fait. Considérant le nombre de plaintes, ça demande d'étudier en profondeur le cheminement qu'on va faire. »

Une décision à ce sujet devrait être prise lors de l'assemblée annuelle des Services parajudiciaires autochtones qui doit se tenir à la mi-juin à Wendake.

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