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Plus de 70 écoles et cégeps visés par des alertes à la bombe

Soixante et onze établissements scolaires ont été visés par des menaces au Québec, mardi, ce qui a entraîné l'évacuation et la fermeture de plusieurs écoles et cégeps. Des écoles ontariennes ont également été la cible de menaces. Mais, vérifications faites, les autorités n'ont trouvé aucun colis suspect.

« La Sûreté du Québec a reçu, vers 1 h du matin, des informations selon lesquelles un courriel circulait pour aviser d'une alerte à la bombe dans les écoles du Québec et de l'Ontario », a indiqué en matinée le ministre de la Sécurité publique par intérim, Pierre Moreau.

La SQ a mis sur pied un poste de commandement multidisciplinaire - unités tactiques et direction des enquêtes criminelles - pour diriger les opérations. Le Service de police de la Ville de Montréal et la GRC ont été avisés de la mise sur pied de ce poste de commandement en plus d'être prévenus qu'ils pourraient être appelés en renfort en cas de besoin.

Il semble qu'un seul et même courriel a été envoyé à l'ensemble des écoles visées. Son auteur se revendique du collectif « Sceptre rouge », un groupe inconnu des policiers, « qui agirait en représailles aux actions des enseignants », a indiqué Pierre Moreau.

Le ministre, qui remplace la ministre Lise Thériault durant son congé de maladie, refuse d'indiquer si les policiers détiennent des pistes qui pourraient leur permettre de débusquer l'auteur de la menace afin de ne pas nuire à l'enquête.

En après-midi, il a toutefois précisé queque les alertes visaient des écoles, des autobus scolaires et des autobus en milieu urbain utilisés par les élèves.

« Le fait d'émettre ce type de communiqué et d'alerter la population, sur une échelle aussi large, pourrait certainement constituer en preuve un acte terroriste », a-t-il estimé.

Comme la menace formulée s'étale jusqu'à vendredi, une veille policière sera nécessaire dans les prochains jours, estime le ministre.

Pour regarder l'entrevue avec le policier à la retraite de la SQ François Doré sur votre appareil mobile, cliquez ici.

Pour regarder l'entrevue avec l'enseignant en techniques policières Alain Gelly sur votre appareil mobile, cliquez ici.

Un geste « criminel et inacceptable », dit Couillard

Le premier ministre du Québec Philippe Couilliard a condamné les menaces envoyées aux écoles, qualifiant le geste d'« inacceptable, criminel et lâche ». Il a promis que tous les efforts seront déployés pour retrouver les auteurs des menaces. 

« Les personnes responsables de cet acte-là, quelle que soit sa nature, doivent savoir que l'enquête sera rigoureuse et qu'elles seront poursuivies [...] Avant tout, c'est aux enfants qu'on pense et à leurs parents qui ont dû vivre des moments d'inquiétude », a-t-il déclaré.

Le Front commun, qui mène depuis quelques semaines une campagne de grèves tournantes dans le secteur public, a pour sa part déploré « que les syndicats et le syndicalisme en général soient menacés directement dans le texte diffusé par les auteurs de ces appels à la bombe ».

Vague de fermetures à travers le Québec

Des commissions scolaires et des écoles du Québec ont évacué leur établissement après la réception de ces menaces. Dans plusieurs cas, les vérifications d'usage ont été effectuées et les élèves ont pu, une fois tout danger écarté, réintégrer leurs classes. Certaines écoles ont toutefois rapidement choisi de fermer leurs portes pour la journée.

Ce sont les commissions scolaires qui, en collaboration avec les policiers, devront prendre la décision de rouvrir les écoles ou de les garder fermées mercredi.

De son côté, la Fédération des cégeps a fait savoir que 20 de ses 48 établissements avaient reçu des menaces et que 6 d'entre eux avaient été évacués.

En Ontario, la Commission scolaire de Toronto et le collège Canadore de North Bay ont également reçu la menace, mais les autorités n'ont pas jugé nécessaire d'ordonner l'évacuation des établissements.

Depuis une semaine, de nombreuses menaces ont visé des établissements scolaires de l'Outaouais, dans la région d'Ottawa et de l'Est ontarien. Bien qu'elles se soient toutes révélées sans fondement, les menaces ont provoqué de longues et fastidieuses interventions policières.

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