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Plusieurs cas d'attouchements sexuels au CHSLD de Macamic rapportés par le Protecteur du citoyen

Des résidents du Centre d'hébergement et de soins longue durée de Macamic auraient subi des attouchements sexuels de la part d'un autre résident. Ces événements, qui auraient commencé en mars 2015, ont été dénoncés dans un rapport du Protecteur du citoyen transmis à l'établissement de santé, mais qui n'a pas été rendu public pour des raisons de confidentialité et de respect des résidents concernés.

Les 29 cas d'attouchement dont fait état le rapport auraient été commis par un résident qui présente des troubles cognitifs. Ils auraient perduré jusqu'en septembre, moment où ce résident a été transféré.

Un chef de service du CHSLD, qui aurait tenté de résoudre le problème par ses propres moyens, est blâmé dans cette affaire. Mais il demeure en poste et est encadré de manière serrée selon le président-directeur général du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSSAT), Jacques Boissonneault.

« On a rapidement pris des mesures énergiques pour régler la situation et dans les 10 à 15 jours suivant l'avis du Protecteur [du citoyen]. La situation était rentrée dans l'ordre. On a malheureusement eu 2 récidives en novembre 2015, mais depuis ce temps, il n'y a plus eu de cas d'attouchements déclarés ou observés », assure le PDG du CISSSAT.

Un plan de redressement est en cours d'élaboration pour enrayer de tels agissements. « On est quand même en train de compléter les mesures du plan d'action qu'on s'apprête à retourner en reddition de compte au Protecteur du citoyen », confirme Jacques Boissoneault. Le plan sera partagé à l'ensemble des CHSLD du CISSS.

Le CISSS formera aussi ses intervenants de première ligne afin de les préparer à agir avec des clientèles complexes et faciliter le repérage de telles situations, qu'il qualifie d'inacceptables.

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