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Plusieurs obstacles pour les immigants qui souhaitent travailler en Abitibi-Témiscamingue

De plus en plus d'étudiants étrangers de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue souhaitent demeurer dans la région après leurs études. Certains affirment toutefois que malgré leurs qualifications, il est souvent difficile de se trouver un emploi décent.

Originaire de Tunisie, Mouna Gmar fait actuellement sa maîtrise en écologie à l'UQAT. Elle souhaiterait s'installer dans la région à la fin de ses études.

Je suis ingénieure agronome et j'ai voulu faire une maîtrise dans une autre spécialité, donc j'ai choisi le bois. Peut-être que si j'étais restée en Tunisie j'aurais pu travailler dans mon domaine, mais j'ai choisi de vivre une petite aventure et me voilà au Canada.

Mouna Gmar

Accueil difficile dans les milieux de travailPour sa part, Pierre Tchakoua, originaire du Cameroun, a aussi fait le choix de demeurer dans la région après ses études. Maintenant employé à la Société québécoise des infrastructures, il affirme que la recherche d'emploi n'a pas été facile.

Selon lui, plusieurs milieux de travail ne sont pas prêts à accueillir des immigrants. « Quand tu as un parcours et que tu estimes que tu as toutes les qualifications qu'il faut, un moment donné les immigrants ils ont aussi le droit d'aspirer à des emplois de qualité, bien rémunérer comme tout le monde, mais c'est là que ça commence à coincer. »Pierre Tchakoua affirme que la situation en force plusieurs à quitter la région.

J'en connais beaucoup qui, après avoir cherché veinement un emploi de qualité, ils décident de retourner à Montréal, Gatineau. Un ami s'est fait dire par un employeur "je te prendrais bien, mais je ne suis pas certain que dans mon équipe, les gens accepteraient d'avoir un noir comme boss."

Pierre Tchakoua

Changer les mentalitésSelon l'intervenante en accueil à L'Association interculturelle La Mosaïque, Tonia Dominique, c'est toute la région qui doit se mobiliser afin de faire changer cette mentalité.

« Dans moins de 10 ans, on va avoir besoin de renouveler la main-d'oeuvre, est-ce que nous avons le bassin de population pour faire ça? Je pense que non. Est-ce que les étudiants étrangers qui restent dans la région vont participer au renouvellement de cette main-d'oeuvre, je crois que oui, ça concerne l'ensemble des acteurs sociaux de la région, on ne peut pas laisser les employés ou les employeurs à eux-mêmes pour prendre ces décisions et mettre la structure en place. »

Pour mieux s'intégrer et pour faire changer les choses, Pierre Tchakoua et Tonia Dominique croient que les nouveaux immigrants doivent aussi s'impliquer dans leur communauté.

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