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Portes ouvertes sur une ferme innovante à Trécesson

Un producteur de bœuf à Trécesson, près d'Amos, invite la population à une journée portes ouvertes, aujourd'hui, pour faire la démonstration que l'agriculture à petite échelle est possible en Abitibi-Témiscamingue et peut même être une partie de plaisir.

Vincent Boisvert veut démontrer qu'on peut alléger la charge de travail des producteurs de bœuf en tirant profit du développement technologique et de la réorganisation du travail. Le producteur bovin, en collaboration avec le Syndicat des producteurs de boeufs de l'Abitibi-Témiscamingue, a donc mandaté l'agronome Daniel Carle d'accueillir les curieux dans sa ferme ce jeudi.

L'agronome fait valoir que malgré les idées généralement reçues selon lesquelles il est difficile de joindre les deux bouts ou d'avoir du temps libre lorsque l'on est agriculteur, le producteur bovin de Trécesson Vincent Boisvert fait chaque jour la démonstration qu'il est possible de mener une vie heureuse dans le domaine, même en vivant à une quarantaine de kilomètres de son cheptel. 

Daniel Carle précise que le producteur bovin s'est doté d'installations simples qui augmentent sa productivité. Il cite entre autres la « barrière du Texas », une barrière qui permet au producteur d'entrer parmi les animaux avec son tracteur sans qu'il ne soit nécessaire qu'une seconde personne surveille la barrière de l'enclos. « Ça permet d'aller mettre de la litière ou de soigner du foin sans ne jamais ouvrir de barrière », indique-t-il, précisant que le producteur a ainsi pu approcher les trois livres de gain par jour, comparativement à deux auparavant.

Des applications pour diverses productions

L'agronome croit que les installations de Vincent Boisvert sont intéressantes à visiter pour plusieurs types de clientèles : banquiers, agriculteurs de productions diverses et simples curieux sont d'ailleurs invités à visiter la ferme, afin de « mettre à jour les connaissances générales » sur le monde de l'agriculture. 

« Un producteur de lait qui manque de quotas, quand il va voir comment c'est organisé là, il va voir que ça prend tellement peu d'investissements que ça devient une unité rentable rapidement chez lui, poursuit l'agronome. Même chose pour les producteurs de céréales ou les producteurs de légumes ou les centres équestres. Il pourrait toujours y avoir une petite base de production dans ces méthodes-là. »

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