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Portrait des nations autochtones d'Abitibi-Témiscamingue

La crise qui se déroule à Val-d'Or soulève plusieurs questions sur la cohabitation entre Autochtones et non-Autochtones en Abitibi-Témiscamningue. Janet Mark, coordonnatrice des dossiers autochtones à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, a dressé un portrait de la démographique autochtone de la région à l'émission Des matins en or.

Un portrait des communautés d'Abitibi-Témiscamingue

A priori, les Premières Nations et les non-Autochtones pourraient bénéficier d'une plus grande proximité, laisse entendre Mme Mark. « Je ne pourrais pas dire qu'ils se connaissent bien. C'est sûr qu'il y a des gens qui, oui, se connaissent, mais il y a encore beaucoup d'éducation à faire », souligne-t-elle.

Le territoire d'Abitibi-Témiscamingue est situé en terre anichinabée, donc algonquine. Sept communautés algonquines se situent sur le territoire délimité par l'Abitibi-Témiscamingue. Au total, la communauté autochtone d'Abitibi-Témiscamingue serait composée de 7293 personnes.

Trois communautés situées en Abitibi-Témiscamingue utilisent majoritairement la langue française. Il s'agit de Pikogan, Kitcisakik et Lac Simon. Les autres communautés, situées dans le secteur du Témiscamingue, parlent plutôt anglais. Il s'agit de Timiskaming First Nation, Winneway et Hunter's Point.

Deux communautés algonquines se trouvent aussi sur le territoire de l'Outaouais : Kitigan Zibi et Rapid Lake.

Le Conseil tribal de la nation anichinabée, basé à Kitigan Zibi, regroupe la majorité des communautés algonquines du Québec, dont plusieurs de l'Abitibi-Témiscamingue.

Chacune de ces communautés a son propre conseil de bande. Toutefois, les communautés anichinabées sont divisées en deux conseils tribaux. A contrario, les neuf communautés cries du Nord-du-Québec ont un seul conseil tribal : le Grand Conseil des Cris.

Différences entre Cris et Anichinabés

Chaque communauté est différente et a ses particularités, son histoire, rappelle Mme Mark.

Avec la signature de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois, au milieu des années 70, les Cris ainsi que les Naskapis ont changé de statut. Ils n'étaient dès lors plus soumis à la Loi sur les Indiens. Ils sont passés sous l'égide de la Loi sur les Cris et les Naskapis du Québec.

La population autochtone de Val-d'Or

Janet Mark souligne que des centaines d'Autochtones vivent dans les villes d'Abitibi-Témiscamingue. À Val-d'Or, sur une population autochtone oscillant entre 800 et 1000 personnes, environ la moitié aurait toujours vécu en ville.

De plus en plus d'Inuits, de Mohawks et d'Atikameks sont aussi présents sur le territoire d'Abitibi-Témiscamingue, selon Mme Mark.

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