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Portrait des services policiers dans les communautés autochtones

Comme à Lac-Simon, où s'est déroulé un drame samedi, plusieurs communautés autochtones du Québec disposent de leur propre corps policier. Ces polices sont créées en vertu d'une entente avec la province et le fédéral. Selon des statistiques de 2013 du ministère de la Sécurité publique du Québec, il y aurait 22 corps de polices autochtones dans la province.

Avec les informations de Boualem Hadjouti

En Abitibi-Témiscamingue, quatre communautés ont leur propre service de police, soit Lac-Simon, Pikogan, Timiskaming First Nation et Kibaowek (anciennement Eagle Village). 

Le poste de Timiskaming First Nation compte 6 policiers permanents. Le directeur, Floyd McBride, affirme que ses collègues sont formés pour faire face à toutes les situations. « Pour notre communauté, on a de la formation pour des interventions avec des individus qui peuvent menacer le public avec des armes à feu, ça, on est formés, puis la formation est renouvelée tous les ans... par contre il y a toujours des imprévus comme n'importe quel corps de police », dit-il.

La création d'une police autochtone est prévue par la Loi sur la police, suivant des ententes entre le gouvernement et les communautés. Sa mission est de maintenir la paix, l'ordre et la sécurité publique sur son territoire Son rôle est également de prévenir et de réprimer le crime, avec parfois l'assistance d'autres corps policiers, explique Floyd McBride. [La formation] qu'on a répond aux besoins de la communauté. Il peut avoir des situations plus graves qui doivent nous faire demander assistance à d'autres corps de police, comme ça [avec] tous les autres corps de police au Québec, on a une très bonne coopération », assure-t-il.

En 2013, le ministère de la Sécurité publique a réalisé un sondage auprès des 22 corps policiers autochtones. Le portrait dressé alors était incomplet puisque seulement 14 ont répondu au sondage Il faisait état de 239 policiers permanents sur un effectif de 289 et 40 constables spéciaux.

Plus du tiers avaient alors moins de 5 ans d'expérience.

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