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Premières Nations : les changements climatiques ont un impact sur le mode de vie traditionnel

Dans le cadre de Paris Climat 2015, différentes plateformes d'ICI Radio-Canada proposeront une programmation spéciale. Parmi ces initiatives, le projet Kizôbak d'ICI Explora présente un regroupement de témoignages et de mini-reportages qui seront présentés afin de mieux comprendre l'impact des changements climatiques sur les activités traditionnelles des différentes communautés autochtones au Québec. L'instigatrice du projet Kisôbak, Judith Jacques, a rencontré des Algonquins de Pikogan et de Kitcisakik, en Abitibi.

Les Premières Nations sont particulièrement vulnérables au dérèglement climatique étant donné leur mode de vie étroitement lié à la nature.

Certaines espèces animales sont aussi menacées par l'arrivée sur le territoire de nouveaux animaux qui sont attirés vers le nord étant donné le réchauffement. Jimmy Papatie, de la nation algonquine, a parlé à Mme Jacques de « l'impact des changements climatiques sur l'arrivée de nouvelles espèces sur son territoire ».

« Par exemple, l'urubu, cite Judith Jacques. Ça fait une trentaine d'années que [Jimmy Papatie] parcourt le territoire, qu'il observe l'évolution du territoire et il m'a dit que ça faisait 2 ou 3 ans seulement qu'il a vu apparaître cette espèce d'oiseaux là qui mange la même nourriture qu'eux autres finalement, que les Algonquins : la perdrix, le lièvre. C'est également la nourriture du lynx qui est une espèce qui était déjà là sur le territoire. Donc lui il a quand même peur un peu de la disparition du lynx. Donc l'arrivée de nouvelles espèces bouleverse l'écosystème en place. »

Normand Kistabish, trappeur de la communauté de Pikogan, affirme de son côté que la trappe au castor a été affectée par les changements climatiques. Les habitudes de l'animal ont changé au cours des dernières années.

Le projet Kizôbak d'ICI Explora peut être consulté ici.

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