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Près de 10 000 employés de la fonction publique en grève aujourd'hui en Abitibi-Témiscamingue

Le front commun de la fonction publique amorce aujourd'hui une série de grèves tournantes pour dénoncer la lenteur des négociations concernant le renouvellement de leurs conventions collectives et les gels de salaires que Québec tente de leur imposer. Des manifestations auront lieu un peu partout en Abitibi-Témiscamingue. Lundi, près de 10 000 personnes seront en moyen de pression dans la région.

Milieu de l'éducation

Les enseignants du cégep seront en grève tout comme les professeurs membres du Syndicat de l'enseignement de l'Ungava et de l'Abitibi-Témiscamingue (SEUAT). Les professionnels et les employés de soutien participeront aussi aux moyens de pression. Toutes les écoles de la région seront fermées. Les services de garde seront également touchés par la grève.

« Pour le SEUAT, c'est près de 2800 enseignantes et enseignants [...] Aujourd'hui, on est présents dans chacune des six commissions scolaires de la région, bien sûr en front commun. Ce matin, dans quelques minutes, il y aura des lignes de piquetage près des différents centres et établissements pour une bonne partie de la journée. Ensuite il y aura déplacement vers nos commissions scolaires et on finit par une marche vers les bureaux des différents représentants du gouvernement de notre région », a expliqué Micheline Tremblay, vice-présidente du SEUAT.

Voici notre entrevue avec Micheline Tremblay, vice-présidente du SEUAT.

Secteur de la santé

Le milieu de la santé participera également à cette journée de grève. « [Dans le] secteur de la santé, on parle de préposés aux bénéficiaires. On parle d'employés de bureau, on parle des gens de la maintenance. On parle des professionnels aussi de la santé qui vont être en grève cette journée-là. Dans le fond, ça va être surtout du piquetage devant les établissements », explique le vice-président du Conseil central de l'Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec, Giacomo Bouchard.

Employés de la fonction publique

Certains syndiqués vont plutôt faire la grève le mardi 27 octobre. Ils seront près de 1300 membres du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ). « Tous les ministères et organismes, donc tous les fonctionnaires, du personnel administratif. On parle des ouvriers du ministère du Transport, on parle de l'agence du revenu et bureau d'archives nationales du Québec », énumère le président régional du SFPQ, Réal Fortier.

« Pas de preuve d'ouverture aux tables de négociations »

La porte-parole du Secrétariat intersyndical des services publics, Lucie Martineau, indique que les syndicats n'ont pas le choix s'ils veulent faire avancer les négociations pour le renouvellement des conventions collectives. « [Il n']y a pas de preuve d'ouverture aux tables de négociations, que ce soit la table centrale qui discute des salaires. Le gouvernement maintient son cadre financier, maintient l'appauvrissement des personnes travaillant dans les réseaux publics en leur donnant une possibilité d'avoir un gel de salaire pendant deux ans. Vous savez, un gel des salaires ça équivaut à une diminution salariale compte tenu des indices des prix à la consommation, du coût de la vie qui augmente toujours », dénonce-t-elle.

Ces actions sont chapeautées par le front commun qui rassemble près de 400 000 employés du secteur public au Québec. Les négociations avec le gouvernement achoppent notamment sur le plan des salaires. Le gouvernement propose aux travailleurs, une augmentation salariale de 3 % au bout de 5 ans. 

Le front commun poursuivra sa série de grèves de 24 heures tout au long de la semaine.

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