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Près de 300 000 $ pour identifier les défis du nouveau régime forestier

Le chercheur à l'Institut de recherche sur les forêts de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) Osvaldo Valeria s'est vu octroyer une subvention de près de 300 000 $ pour déterminer les défis imposés par le nouveau régime forestier.

L'argent provient du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) et de l'entreprise Tembec. Les recherches vont cibler les obstacles à la mise en oeuvre du plan d'aménagement forestier écosystémique (AFE) de la forêt feuillue, en vigueur depuis 2013.

« Évaluer justement; dans le passé, on avait fixé des objectifs et on voit évoluer comment loin on est par rapport à ce qui a été vraiment réalisé sur le terrain », précise le professeur Osvaldo Valeria, spécialisé en aménagement forestier durable et en impacts sur le paysage forestier. « [Il] va falloir faire des travaux plus importants que ce qu'on avait prévu, on va changer probablement d'équipement. Dans 10 ans, l'équipement devrait aller plus rapidement pour diminuer les coûts. Il y a plusieurs facteurs de risques qui sont associés à ça et qui vont influencer l'atteinte des objectifs. C'est de bien documenter les risques et de bien l'intégrer dans nos nouvelles décisions. C'est ce qui est derrière ce projet-là », poursuit le chercheur affilié à l'Institut de recherche sur les forêts (IRF) et à l'Unité de recherche et de développement forestiers de l'Abitibi-Témiscamingue (URDFAT). 

Quatre étudiants candidats à la maîtrise et au doctorat travailleront sur ce projet de recherche qui évaluera le nouveau régime forestier selon des indicateurs écologiques et financiers pour la première fois.

Pour la directrice de la foresterie chez Tembec, l'industrie a tout intérêt à être à la fine pointe de la recherche. « Souvent on demande l'aide des chercheurs pour améliorer nos pratiques pour s'approcher des processus écologiques. Mais souvent, il y a [aussi] des défis au niveau des coûts, fait valoir Geneviève Labrecque. Il y a des écarts pour faire des coupes partielles en forêt, souvent les procédés de récoltes sont plus coûteux. Mais en travaillant avec des chercheurs, souvent on arrive à des compromis. Et c'est de mettre des dispositifs en place pour comparer les anciennes pratiques avec ce qui pourrait être changé pour améliorer tant l'aspect écologique que l'aspect financier des opérations forestières. »

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