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Près de 500 personnes défendent les CPE à Rouyn-Noranda

Comme dans une vingtaine d'autres villes au Québec, à Rouyn-Noranda, plus de 500 manifestants ont participé, dimanche matin, à la marche pour dénoncer les compressions budgétaires du gouvernement dans les Centres de la petite enfance (CPE).

Avec les informations de Boualem Hadjouti

Des centaines de parents provenant de toutes les MRC de l'Abitibi-Témiscamingue, accompagnés de leurs enfants, ont bravé le froid pour participer à la marche pour dénoncer les compressions de 120 millions de dollars dans les services de garde subventionnés. 

La manifestation était organisée par l'Association québécoise des centres de la petite enfance et plusieurs syndicats. La marche a commencé au CPE Bonaventure, située sur la rue Principale et il y a eu un arrêt devant le bureau du député de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Luc Blanchette, pour finir à la Place de la citoyenneté et le coopération. 

Plusieurs parents redoutent des conséquences des compressions sur la qualité de service.

« J'ai deux enfants, puis j'ai un enfant à besoins particuliers, qui est handicapé, puis c'est la base dans les CPE. Ces enfants sont acceptés contrairement dans des milieux familiaux, où les personnes ne sont plus outillées pour faire face à ces défis-là. Puis en coupant, c'est probablement que les enfants qui sont handicapés, qui ont des besoins particuliers, qui vont être retournés à la maison, puisque les éducatrices ne pourront plus être formées », témoigne Maxime Lafleur, de Malartic.

Au CPE, ils craignent aussi de devoir payer pour des activités qui ne pourront plus être offertes. Du côté des CPE, on s'attend à réduire des services et du personnel. « Ce qu'on dénonce, ce sont les coupures drastiques de 120 millions qui ont lieu dans le réseau, et on veut unréinvestissement. Tout le monde a bien compris qu'on va directement toucher la qualité éducative pour les enfants, et ça, on veut le sauvegarder », clame la présidente du Regroupement des centres de la petite enfance pour les régions d'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec, Manon Barbe.

Voici les commentaires d'autres parents rencontrés sur place:

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