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Prévoir l’impact environnemental d’une mine avant son ouverture

Une doctorante en sciences de l'environnement de l'Université de l'Abitibi-Témiscamingue affirme qu'il est possible de prévoir les impacts environnementaux d'une mine avant qu'elle n'ouvre.

La technique utilisée par Aurélie Chopard, qui a soutenu sa thèse le 20 décembre dernier, est la caractérisation minéralogique des minerais.

« Quand on fait des forages, on a des échantillons qui proviennent des carottes de forage, et sur ses échantillons on peut faire des caractérisations de types chimiques [...] et également minéralogiques qui nous permettent de connaître les minéraux à l'intérieur », dit-elle.

Aurélie Chopard affirme que les entreprises minières se concentrent surtout sur les éléments de valeur dans la carotte de forage en premier avant d'aller plus loin pour étudier les impacts environnementaux des rejets.

Les examens que propose Aurélie Chopard sont effectués dès l'étape d'exploration pour déceler des problématiques environnementales avant l'ouverture de la mine, afin de mieux gérer les rejets miniers dangereux.

« Au départ, on réfléchit à une méthode de gestion de nos rejets en surface pour qu’ils ne génèrent pas du drainage minier acide et des éléments contaminants. On pourrait même mettre en place des techniques de gestion qui choisissent les rejets en fonction de leurs problématiques. Dans un gisement, le minerai varie, le rejet va varier également et va être plus au moins problématique. On pourrait sélectionner quelles parties du gisement et quels rejets vont être générés s'ils vont être plus générateurs acides et de métaux ou moins générateurs et le gérer de la bonne manière », ajoute-t-elle.

Elle affirme qu'une minière a déjà montré de l'intérêt pour cette nouvelle méthode.

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